Lancement d'une gamme mélange fourragères Gouessant
Auparavant, la vente de concepts mélanges était possible, mais avec chaque espèce ou variété en sacherie séparée. Depuis 2009, la vente de fourragères en mélanges dans une sacherie est autorisée par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS).
« Lors de l’arrivée des mélanges, nous avons parfois rencontré quelques réticences à la vente sur le terrain, alors qu’aujourd’hui l’aspect pratique, le jour du semis, a pris le dessus pour l’agriculteur, explique Stéphane Etienne, responsable technique. Il reste maintenant à trouver les mélanges les plus adaptés à la région et qui répondent le mieux aux attentes de nos éleveurs. » Il faut aussi constater que chaque semencier est limité dans son offre mélange par sa propre gamme d’espèces et de variétés en pure. Pour ce faire, Le Gouessant va innover dans ce domaine en mettant en avant sa propre gamme, dans une sacherie Gouessant. « Ainsi, nous avons sollicité tous les semenciers pour sélectionner, selon nos critères, les futures variétés qui composeront nos mélanges, poursuit Stéphane Etienne. Dans un premier temps, nous mettons en place deux types de mélanges. Le premier, Mix Pâture, à destination du pâturage et le second, Mix Fauche, pour une utilisation mixte plutôt axé fauche. »
Des variétés d’un bon état sanitaire
Pour le Mix Pâture plusieurs éléments ont été pris en compte. A priori, dans le contexte pédoclimatique* breton, le ray-grass anglais demeure la référence en pâturage. « Tout d’abord, nous respectons un équilibre de ray-grass diploïdes et tétraploïdes pour obtenir un compromis entre appétence et résistance au piétinement. Ensuite, nous savons que le facteur principal de la production d’une prairie réside dans la qualité de son exploitation. Pour cela, nous avons veillé à prendre des variétés d’un bon état sanitaire, pour que le développement de maladies ne vienne pas diminuer le niveau d’appétence au pâturage », précise Stéphane Etienne.
Autre critère d’importance : la souplesse au pâturage, avec pour objectif d’avoir un démarrage suffisamment précoce, une épiaison tardive et un faible niveau de remontaison. « Enfin, nous avons également considéré le rendement et surtout sa répartition sur l’année. Nul besoin d’avoir des rendements à 120 % des témoins au printemps. C’est une période ou la production est suffisante et à laquelle la décision de « débrayer » des prairies pour de la fauche est toujours difficile à prendre. A contrario, la production estivale et automnale permet d’obtenir un complément de fourrage économique. »
Le mélange fauche est adapté à tout type de sol, avec une base de fétuques élevées qui produisent des fibres de qualité, un ray-grass hybride diploïde pour apporter de la productivité dès la première exploitation, et un ray-grass anglais diploïde pour une bonne densité et une meilleure valorisation des exploitations au pâturage.