SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
La société d’abattage de volailles, la Savel, a été créée en 1968 par Gabriel Léon. Son siège social est à Lannilis dans le Finistère et elle emploie 245 salariés. La Savel est une des grandes entreprises européennes spécialisée dans l’abattage du coquelet et de la pintade. Cet abattoir familial abat environ 250 000 pintades et 270 000 coquelets par semaine par an. Pour s’approvisionner, elle fait appel, pour partie, au Gouessant et à ses adhérents.
En mars dernier, Gabriel Léon cherchait une entreprise pouvant lui assurer des volumes de mises en place réguliers en pintades et coquelets, le potentiel de production pouvant être doublé en pintades. «Nous travaillions ensemble depuis plusieurs années, mais sans réel engagement. Consciente que nous prenions la pintade très au sérieux dans nos plannings, la Savel a souhaité aller plus loin, précise Pascal Le Néun, chef produit. La difficulté de la pintade réside dans le fait qu’elle est un produit festif, très saisonnier. Les mises en place se font essentiellement à partir de l’été pour les abattages de Noël. La Savel cherchait un partenaire qui lui garantirait un planning fiable.»
Il faut dire que la pintade était et reste encore parfois une volaille «mal aimée». Elle est associée à un animal difficile à élever, entraînant beaucoup de contraintes pour une faible rémunération. Cependant, la conjoncture ayant divisé par deux la production de dindes (1 100 000 aujourd’hui) et celle du poulet stagnant, il a fallu trouver d’autres sources de revenus pour les aviculteurs. «Nous cherchons à assurer, au-delà d’un revenu, une rotation aux éleveurs. La pintade peut répondre à des baisses de volumes en dindes ou en poulets.» En 2008, Le Gouessant fournissait à la Savel un lot par semaine (16 000 à 20 000 pintades) et deux lots depuis 2009. «En mars dernier, la Savel nous a demandé si nous accepterions de répondre à leurs besoins, à savoir deux lots par semaine avec des pics de production allant jusqu’à six lots. Le plus fort des mises en place se faisant d’avril à fin octobre. Cela n’a pas fait l’ombre d’un doute ! Il est vrai que le fait qu’un abattoir comme la Savel nous fasse confiance est plutôt positif. Cette proposition n’est pas non plus tombée par hasard, explique Pascal Le Néun. Nous travaillons avec la Savel depuis de nombreuses années et c’est aussi le résultat d’un travail de longue haleine sur cette production. Les éleveurs du Gouessant qui font de la pintade ne la font pas par défaut, mais parce qu’ils sont motivés. Il en est de même pour les techniciens du Gouessant qui ont une réelle expérience dans ce domaine. Comme toutes les productions, celle de la pintade répond à des recommandations techniques précises. Quand nous incitons des éleveurs à mettre en place dans une nouvelle production, nous leur garantissons un suivi technique rapproché. La Savel les accompagne également et met à leur disposition des techniciens qui tournent régulièrement avec ceux du Gouessant.»
| De 2005 à 2007 | 800 000 par an | 15 000 par semaine |
| 2008 | 1 030 000 par an | 20 000 par semaine |
| 2009 | 1 425 000 par an | 27 000 par semaine |
| 2010 (prévisions) | 2 800 000 par an | 54 000 par semaine |
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Le saviez-vous ?
La Savel commercialise 200 produits différents, sous un millier de
références. Une large partie de ses produits est distribuée auprès
de chaînes de restauration ou de collectivités.
33 % du chiffre d’affaires de la Savel est réalisé à l’exportation, |