SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Jean-François Guillaume, qualiticien, a coordonné la mise en place de cette démarche de certification avec les différents interlocuteurs concernés (service Collecte, Agro-Environnement et Statistique). Au printemps 2011, les techniciens Production Végétale ont été informés de la démarche. L’objectif est de s’assurer que les colzas produits sont bien cultivés sur des terres éligibles. «Aujourd’hui, 85 % du colza que nous réceptionnons est ENR, précise Paul Renault. Et comme pour toute certification, il faut maîtriser les risques. Nous avons organisé plusieurs réunions pour analyser nos risques. Les techniciens Agro-Environnement, Stéphane Le Faucheur et Bernard Bourges, ont été chargés d’auditer 17 producteurs pour s’assurer de la conformité. La cartographie des parcelles a été réalisée par Anne-Françoise Aignel, statisticienne. Les qualiticiens, en particulier, Jean-François Guillaume, ont mis en place la méthode et la démarche de certification.»
Le cahier des charges n’est paru au journal officiel que le 21 juillet 2011. «C’est pour cette raison que nous n’avons pas communiqué sur le sujet avant la récolte de cet été, poursuit Paul Renault. Ce système nous permet la massification des graines. Nous pouvons mélanger dans un même silo des graines dites durables et des graines classiques. Nous devons, par contre, prouver à chaque instant notre comptabilité matière et nous ne pouvons vendre plus de graines durables que de graines réceptionnées dans le schéma durable. Lors de l’audit, le 18 octobre dernier, nous avons montré comment nous tenions notre bilan massique, l’unité logistique, le suivi de nos producteurs par leurs déclarations, notre maîtrise par l’analyse des risques, le dépôt de Trédaniel et le silo de Saint-Aaron. La gestion comptable est assurée par Sophie Téhard et Marie-Françoise Morin.»
Le Gouessant a produit 6 300 tonnes de colza ENR sur les 7 700 collectées l’été dernier. Les graines seront vendues à des transformateurs comme Cargill, qui sont, eux aussi, certifiés 2BSvs.
«Cette certification montre notre volonté de nous inscrire dans une démarche de développement durable. Elle atteste à nos clients et partenaires de la qualité de notre engagement pour de meilleures pratiques environnementales et nous pouvons utiliser le certificat de vérification de biomasse auprès d’autres transformateurs. Lors de l’audit, nous n’avons eu que deux non-conformités mineures immédiatement corrigées. Parmi les points forts retenus par l’auditrice se trouvaient la transversalité entre les services et le développement informatique. Nous avons présenté un dossier presque parfait. C’est une belle réussite ! Et un bel exercice de transversalité.»