Porc : travailler les performances en engraissement
EARL Le Lorrain à Plénée-Jugon (22)
Philippe et Sylvie Onfray ont, depuis deux ans, mis en place la gestion technico-économique (GTE) et le suivi technique immédiat (STI). Ces outils leur permettent de suivre régulièrement les performances et de mesurer les progrès réalisés sur leur atelier.
Philippe et Sylvie Onfray sont à la tête d’un élevage de 170 truies naisseur-engraisseur total avec un site d’engraissement en propriété situé à quelques kilomètres du site principal. Leur objectif : travailler, en collaboration avec leur technicien Laurent Guillot, sur les performances en engraissement.
Au démarrage, manquant de données chiffrées pour mettre en place les principaux axes de progrès, ils font appel aux services d’Aurélie Lutz, technicienne en charge des GTE au Gouessant. Pour cette dernière, l’amélioration de l’indice de consommation (IC) et du gain moyen quotidien (GMQ) est la priorité.
Le bon tempo : une sortie de GTE tous les quatre mois
Selon Philippe «un point GTE trois fois par an constitue le bon rythme. En faire plus ne servirait pas à grand-chose, car quand les périodes sont resserrées, les effets « stocks » sont amplifiés ». Pour avoir des chiffres fiables et exploitables, la bonne évaluation des stocks animaux et aliments est, à ses yeux, un élément important à chaque clôture de GTE ! «Pour gagner en précision, je pèse quelques porcs à chaque inventaire», insiste-t-il. Leur pesée, accompagnée du nombre exact de porcs dans l’élevage au moment de la clôture GTE, lui permet de donner à Aurélie une évaluation plus précise du stock animaux pour une sortie de GTE d’autant plus fiable. La GTE est réalisée à l’élevage et validée avec l’éleveur. «Aurélie sort une GTE différenciée par site d’engraissement », précise Philippe. Les résultats étant très différents d’un site à l’autre, des axes de progrès ont été adaptés pour chacun d’entre eux. «La mise en place, en parallèle du STI, me donne des données immédiates bande par bande entre deux sorties GTE».
78 grammes de GMQ de plus par jour
Le STI permet d’avoir des données bande à bande (GMQ, TMP, plus-value, taux de perte). Dans ce suivi, les porcs sont identifiés avec leur numéro de bande. Un accord avec Uniporc permet de récupérer leurs données à l’abattage. «Le STI nous renseigne immédiatement sur le GMQ, le taux de muscles des pièces (TMP), la plus-value, le taux de pertes à chaque bande. La GTE nous restitue, tous les quatre mois, des informations sur des données globales de l’ensemble de l’atelier avec des éléments supplémentaires que sont l’IC, la productivité, la consommation d’aliment par truie, les dépenses de santé, la marge sur coût alimentaire… Ces outils nous ont permis de chiffrer la bonne évolution des performances d’engraissement dans l’élevage. Nous avons gagné 78 g/j de GMQ et 0,2 point d’IC entre 30 et 115 kg en deux ans !» conclut Philippe.