du côte des SALARIES
   

Un record de fidélité

 


Dix salariés honorés et onze médailles d’honneur agricole

 



Le Gouessant : les médaillés 2006

 


De gauche à droite, au premier rang : Jean-PierreVivier, Bernard Valo, Daniel Le Guernic, Martine Baron, Madame Lecointre, Dominique Cordon, Jean-Yves Cornec.

Au second rang : Daniel Jaffrelot, Patrick Rouget, Yannick Le Normand, Michèle Douard, René Piéto, Sébastien Couëpel, Alain Martin, Patrick Fairier et Roger Rouillé.


 



Le jeudi 21 septembre, Jean-Yves Cornec, directeur général, Patrick Fairier et Alain Martin, président et vice-président du Gouessant, entourés de Sébastien Couëpel, conseiller général, et de Roger Rouillé, conseiller municipal représentant Loïc Cauret, le maire de Lamballe, ont remis la médaille d’honneur agricole à dix salariés de l’entreprise. Monsieur Piéto, ancien directeur de l’usine de St-Aaron, était également invité, comme à chaque fois qu’un ancien salarié Piéto est décoré. Une cérémonie empreinte d’émotions avec la remise, pour la première fois dans la vie de l’entreprise, d’une médaille pour 35 années d’ancienneté, puis une seconde pour 41 années d’ancienneté à Madame Douard, et une médaille remise à titre posthume à Yannick Lecointre, représenté par son épouse. Une cérémonie très chaleureuse, pendant laquelle Jean-Yves Cornec a relaté les différentes carrières des salariés, les illustrant d’anecdotes.

 




Michèle Douard : mémoire de l’entreprise

 



Michèle Douard : 40 ans de fidélité

Sébastien Couëpel, conseiller général des Côtes-d'Armor,
 a remis la médaille Grand Or à Michèle Douard.

 



Après 40 années passées au Gouessant, nul doute que Madame Douard est un témoin de l’évolution de l’entreprise. 

 



"Je suis entrée le 1er avril 1966, à l’âge de 19 ans, comme employée de bureau. C’était mon premier emploi et mon bureau était en fait installé dans le domicile du directeur, Jean Ruffet. À l’administratif, nous étions trois, et nous faisions tout. Puis, nous avons déménagé dans des locaux de marchandises au lieu-dit « La Petite Vitesse », derrière la gare de Lamballe. Nous travaillions 6 jours par semaine et le soir nous terminions plutôt vers 20h00. Nous travaillions dur, sans jamais nous plaindre, sans récupération, mais nous rigolions bien aussi. Quand il y avait un mariage, tout le monde venait. Les réunions de CE avaient lieu le soir, après le travail. Je me souviens de Monsieur Rouxel, le commissaire aux comptes, il arrivait vers midi (juste pour le repas) et comme il ne regardait pas sa montre, quand il venait nous étions sûrs que nous ne finirions pas tôt. Il n’avait jamais d’heure pour terminer.
C’est en 1969 que nous sommes arrivés dans les bureaux de Lamballe. La Coopérative n’a plus rien à voir avec ce que c’était à l’époque. Nous étions environ 50 salariés. Là, je m’occupais de tout : standard, secrétariat, facturation, compta adhérents… La comptabilité se faisait encore à la main, par décalque."
En 1971, la Coopérative a commencé à embaucher avec la construction de l’usine. Avant, il n’y avait que les Pommes de terre et les Œufs.
L’informatique a fait son apparition cette même année à la facturation, puis à la compta. "À la banque, nous avons poursuivi manuellement bien après. Je me souviens des cartons de fiches de pointage  que je ramenais chez moi car je n’avais pas le temps de décompter les heures au travail. Louis (ndlr : son mari qui a travaillé pendant plus de 30 ans comme chauffeur au Gouessant, maintenant en retraite) rentrait de ses tournées vers 1h00 du matin et s’étonnait de me trouver encore debout...
Ça se passait comme ça. Nous étions jeunes, nous nous portions bien et bizarrement nous avions le temps de faire plus de choses qu’aujourd’hui. Actuellement, je travaille à mi-temps et je suis plus débordée que quand je travaillais à plein-temps avec deux enfants à charge."
Après 1972, il y a eu la création d’un standard et du courrier. "J’ai continué la facturation. Tout était manuel : capital social, états de rapprochement, banque. S’il fallait le faire maintenant, avec toutes les banques et filiales, nous ne serions jamais à jour !"

Aujourd’hui, Madame Douard travaille toujours au service Banque, où tout est informatisé. Elle fera valoir ses droits à la retraite en mars 2007 après 41 années de loyaux services au Gouessant.