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du
côte des SALARIES
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Un record de
fidélité
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Dix salariés
honorés et onze médailles d’honneur agricole
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De gauche à droite, au premier rang : Jean-PierreVivier,
Bernard Valo, Daniel Le Guernic, Martine Baron, Madame
Lecointre, Dominique Cordon, Jean-Yves Cornec.
Au second rang : Daniel Jaffrelot, Patrick Rouget, Yannick
Le Normand, Michèle Douard, René Piéto, Sébastien Couëpel,
Alain Martin, Patrick Fairier et Roger Rouillé.
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Le jeudi 21 septembre, Jean-Yves Cornec, directeur général,
Patrick Fairier et Alain Martin, président et vice-président
du Gouessant, entourés de Sébastien Couëpel, conseiller général,
et de Roger Rouillé, conseiller municipal représentant Loïc
Cauret, le maire de Lamballe, ont remis la médaille d’honneur
agricole à dix salariés de l’entreprise. Monsieur Piéto,
ancien directeur de l’usine de St-Aaron, était également
invité, comme à chaque fois qu’un ancien salarié Piéto est
décoré. Une cérémonie empreinte d’émotions avec la
remise, pour la première fois dans la vie de l’entreprise,
d’une médaille pour 35 années d’ancienneté, puis une
seconde pour 41 années d’ancienneté à Madame Douard, et une
médaille remise à titre posthume à Yannick Lecointre, représenté
par son épouse. Une cérémonie très chaleureuse, pendant
laquelle Jean-Yves Cornec a relaté les différentes carrières
des salariés, les illustrant d’anecdotes.
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Michèle
Douard :
mémoire
de
l’entreprise
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Sébastien Couëpel, conseiller général des Côtes-d'Armor,
a remis la médaille Grand Or à Michèle Douard.
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Après 40 années passées au
Gouessant, nul doute que Madame Douard est un témoin de l’évolution
de l’entreprise.
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"Je suis entrée le 1er
avril 1966, à l’âge de 19 ans, comme employée de bureau.
C’était mon premier emploi et mon bureau était en fait
installé dans le domicile du directeur, Jean Ruffet. À
l’administratif, nous étions trois, et nous faisions tout.
Puis, nous avons déménagé dans des locaux de marchandises au
lieu-dit « La Petite Vitesse », derrière la gare de Lamballe.
Nous travaillions 6 jours par semaine et le soir nous terminions
plutôt vers 20h00. Nous travaillions dur, sans jamais nous
plaindre, sans récupération, mais nous rigolions bien aussi.
Quand il y avait un mariage, tout le monde venait. Les réunions
de CE avaient lieu le soir, après le travail. Je me souviens de
Monsieur Rouxel, le commissaire aux comptes, il arrivait vers
midi (juste pour le repas) et comme il ne regardait pas sa
montre, quand il venait nous étions sûrs que nous ne finirions
pas tôt. Il n’avait jamais d’heure pour terminer.
C’est en 1969 que nous sommes arrivés dans les bureaux de
Lamballe.
La Coopérative
n’a plus rien à voir avec ce que c’était à l’époque.
Nous étions environ 50 salariés. Là, je m’occupais de tout
: standard, secrétariat, facturation, compta adhérents… La
comptabilité se faisait encore à la main, par décalque."
En 1971,
la Coopérative
a commencé à embaucher avec la construction de l’usine.
Avant, il n’y avait que les Pommes de terre et les Œufs.
L’informatique a fait son apparition cette même année à la
facturation, puis à la compta. "À la banque, nous avons
poursuivi manuellement bien après. Je me souviens des cartons
de fiches de pointage que je ramenais chez moi car je
n’avais pas le temps de décompter les heures au travail.
Louis (ndlr : son mari qui
a travaillé pendant plus de 30 ans comme chauffeur au
Gouessant, maintenant en retraite)
rentrait de ses tournées vers 1h00 du matin et s’étonnait de
me trouver encore debout...
Ça se passait comme ça. Nous étions jeunes, nous nous
portions bien et bizarrement nous avions le temps de faire plus
de choses qu’aujourd’hui. Actuellement, je travaille à
mi-temps et je suis plus débordée que quand je travaillais à
plein-temps avec deux enfants à charge."
Après 1972, il y a eu la création d’un standard et du
courrier. "J’ai continué la facturation. Tout était manuel
: capital social, états de rapprochement, banque. S’il
fallait le faire maintenant, avec toutes les banques et filiales,
nous ne serions jamais à jour !"
Aujourd’hui,
Madame Douard travaille toujours au service Banque, où tout est
informatisé. Elle fera valoir ses droits à la retraite en mars
2007 après 41 années de loyaux services au Gouessant.
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