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Le stage comprend une partie théorique de deux journées et une
journée pratique en situation de livraison. Au programme : la réglementation
sociale européenne, la sécurité routière, la technologie, la
coordination transport, la qualité et la sécurité au poste de
travail.
À l'issue du stage, un certificat est délivré, valable trois
ans pour ceux qui roulent moins de 300 heures par an et cinq ans
pour ceux qui conduisent régulièrement.
« La quasi-totalité des chauffeurs du Gouessant approuve et
respecte la réglementation. D’une certaine façon, leurs
conditions de travail se sont améliorées, remarque Michel
Legrand, formateur des chauffeurs. Les poids lourds ont
considérablement et rapidement évolué. Les conducteurs
doivent avoir conscience que c’est l’homme qui conduit la
machine et non l’inverse, et se sentir complètement
responsables. Un conducteur est aujourd’hui passible de prison
ferme (jusqu’à 5 ans), ce qui n’était pas le cas il y a
quelques années, et s’expose à de très lourdes amendes
(jusqu’à 15 000 euros). Nous exigeons d’eux qu’ils
respectent la réglementation et cela se traduit par une
meilleure maîtrise de leur métier. Un métier difficile,
stressant où la pression peut monter très vite.
Responsabiliser les chauffeurs, c’est leur donner les moyens
de maîtriser leur métier, et c’est diminuer immédiatement
le nombre d’accidents et de morts. »
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"
Cela fait quatre ans que je suis chauffeur,
et je travaille au Gouessant depuis deux ans. Quand je suis
arrivé au Gouessant, j’avais mes permis C, EC et la Fimo*. J'ai
bien apprécié la formation Fcos, car nous oublions quand même
des choses.
Passer la Fimo est difficile, car il faut apprendre le code de
la route et toutes les règlementations. C’est un peu du
bourrage de crâne. La Fcos permet de revoir des sujets mal
assimilés. C’est aussi l’occasion de prendre connaissance
de l’évolution de la réglementation. "
Cette réglementation n’est-elle pas
excessive ?
"
C’est vrai qu’à la fin de la
première journée de formation, on en a plein la tête.
Heureusement, elle est dynamique et vivante. Au volant, j’essaie d’être vigilant, que ce soit vis-à-vis
des autres ou du camion. Je mets tous les conseils en place et
je constate que je progresse. Je respecte mieux les temps de
conduite car j’ai pris conscience de la raison de les
respecter. Avant, j’avais tendance à me dire que je n’avais
pas le temps de faire une pause, alors je continuais… Nous ne
sommes pas des brutes et j’aimerai bien que l’image du
chauffeur rustre, au polo Marcel et tatouages, quitte les
esprits. Ca m’énerve de voir des chauffeurs qui passent en
force sous prétexte qu’ils sont plus gros. Avec la formation
Fcos, je comprends mieux l’environnement de mon travail et ça
me rend plus serein. Je ne suis jamais nerveux ou stressé au
volant de mon camion."
Que pensez-vous du métier de conducteur
?
"
En soi, ce n’est pas compliqué,
mais il ne faut pas croire que c’est un métier facile. Par
rapport aux risques (accidents, amendes, pertes de points sur le
permis…), nous n’avons pas le droit à l’erreur. Il faut
être de plus en plus carré, faire très attention sur la route
(et souvent de très petites routes) et dans les élevages
(gens, pelouse, enrobé, bâtiment…). Cela fait beaucoup de
responsabilités. Au début, j’ai eu du mal. J’ai même
failli abandonner. Nous devons en permanence être vigilants,
courtois. Mon premier principe est de respecter les autres. Je
trouve que sur la route, c’est de plus en plus du chacun pour
soi. C’est la jungle. Les gens ne respectent pas grand-chose
(clignotants, feux, vitesses, priorités…). Résultat, il y a
de plus en plus de lois ou de règlementations. Mon cauchemar,
c’est la neige ou le verglas. L’an dernier, j’ai failli
aller dans le ravin. Cette année, c’est idéal !
Une chose très positive, c’est le matériel. Au Gouessant, ce
n’était pas le cas dans les autres entreprises où j’ai
travaillé comme chauffeur, nous avons du très bon matériel.
C’est un bonheur de conduire mon camion."
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