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L’intégration
des salariés Au Gouessant
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Les premiers mois de Mathieu Charles,
technicien en production
porcine
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Voilà à peine un an, le 2 novembre 2006, Mathieu Charles, 24
ans, rejoignait
la Coopérative
comme technicien en production porcine. Originaire de
la Loire-Atlantique
, issu du milieu avicole, il s’est orienté sur la production
porcine.Il témoigne de ses débuts au service Porc, dans lequel
a été mis en place une procédure d’intégration des jeunes
embauchés.
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Comme la plupart des jeunes techniciens et commerciaux qui
entrent au Gouessant, Mathieu a vécu une phase d’intégration
de six mois, qui lui a permis de découvrir l’entreprise dans
son ensemble. « J’ai rencontré beaucoup de personnes en
lien avec l’activité porc (usines, environnement,
formulation, commandes…). Au bout de quelques semaines, pour
mieux appréhender le métier, j’ai commencé à tourner avec
les techniciens et les commerciaux du service Porc. Puis, j’ai
repris, petit à petit, des porcheries à façon. Parallèlement,
j’ai suivi plusieurs formations sur les outils mis à notre
disposition pour travailler : Excel, CRM, AS400… »
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| Mathieu
Charles, technicien en production porcine. |
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«Cette période
nous permet de prendre
du recul et de la hauteur.»
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Mathieu s’étonne du temps qui lui a été octroyé pour son intégration.
« Je pensais qu’après deux mois, je serais seul sur le
terrain. Vers le 4e mois, j’avais envie de rentrer dans le vif
du sujet : il faut bien se lancer à un moment. Mais nos
responsables souhaitent que nous soyons bien préparés pour ne
pas être dépassés par la suite. C’est vrai que cette période
nous permet de prendre du recul et de la hauteur. Ce que j’ai
apprécié pendant cette phase de découverte, c’est la
disponibilité des personnes, toujours prêtes à m’aider.
»
Ce travail correspond à ce qu’il voulait faire. « Etre sur
le terrain. Gérer des imprévus. Je trouve mon métier agréable.
J’aime ce contact et les échanges avec les éleveurs. Ces
derniers m’ont agréablement surpris. Je m’attendais à
quelques réactions face à un jeune sortant tout juste de l’école,
mais non. Ils prennent en compte les messages que je veux leur
faire passer. »
Mathieu attend avec impatience ses premiers résultats, qui
sortiront fin décembre. « J’aurai alors des arguments et
des preuves sur ce que j’avance. » En attendant, il visite
régulièrement les éleveurs pour entretenir leur confiance. « Le
plus difficile, c’est de trouver le nombre approprié de visites
pour répondre à leurs attentes. Il faut savoir juger si un éleveur
aime être conseillé, ou s’il souhaite garder sa liberté tout
en améliorant ses résultats technico-économiques. »
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"Nous sommes l’interface entre
la Coopérative
et les éleveurs."
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Le métier de technicien est un métier qui peut parfois être
stressant, pour lequel il faut savoir écouter les éleveurs et définir
leurs priorités. Il faut de la rigueur, surtout dans l’analyse
des chiffres, et avoir un bon sens de l’observation. «Nous,
nous sommes l’interface entre
la Coopérative
et les éleveurs. D’un côté, nous sommes vendeur d’aliment
et nous devons maintenir le tonnage. De l’autre, les éleveurs
attendent du résultat. Actuellement, avec la flambée des matières
premières et le cours du porc qui reste bas, les éleveurs sont
encore plus exigeants. Et comme nous travaillons sur le nombre de
kg produits, principal levier de la rentabilité aujourd’hui,
remarque-t-il, par rapport à la conjoncture, nous allons dans
le bon sens. »
Mathieu dit se sentir bien dans le projet du Gouessant auquel il
adhère complètement. « Par ailleurs, souligne-t-il, je
travaille au sein d’une équipe dans laquelle règne une bonne
cohésion et où chacun sait se rendre disponible en cas de
besoin. »
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Régine Kéruzoret (novembre 07)
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