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SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

Les transports, d\'ici 2020, devront atteindre au moins 10% de ressources renouvelables et durables.

Les transports, d'ici 2020, devront atteindre au moins 10% de ressources renouvelables et durables.

Ce certificat est valable 5 ans, soit jusqu\'au 23 octobre 2016.

Ce certificat est valable 5 ans, soit jusqu'au 23 octobre 2016.

Les graines de colza référencées énergie renouvelable

 

Le Gouessant obtient une nouvelle certification

 

La certification 2BSvs* est relative à la production durable de biomasse. Elle concerne, notamment, les producteurs de biocarburants et leurs fournisseurs (négociants, coopératives…) de matières premières d’origine organique (produits agricoles, produits forestiers, etc.). Depuis plusieurs mois, les services Qualité, Agro-Environnement, Collecte et Statistiques travaillaient sur un référentiel pour la production de colza énergie renouvelable (ENR). L’audit de référencement s’est déroulé le 18 octobre dernier et s’est conclu par la certification.

 
La directive européenne 2009/28 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables exige d’atteindre au moins 10 % de sources renouvelables (et durables) dans la consommation d’énergie pour les transports d’ici 2020 pour chaque État membre. Pour que la production de biocarburants puisse bénéficier de soutiens publics, le schéma définit des exigences et impose le respect de plusieurs types de critères, tels que :
  • La matière première ne doit pas provenir de terres prises sur la forêt ou renfermant un important stock de carbone ou riches en biodiversité ou de tourbières qui ont été drainées.
  • Ces biocarburants doivent éviter au moins 35 % d’émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’usage d’un carburant conventionnel (50 % à partir de 2017, puis 60 % pour les installations nouvelles) par rapport aux énergies fossiles. Ce critère quantitatif est calculé en cumul sur l’ensemble du process du champ jusqu’à la pompe.
  • Les matières premières doivent respecter le domaine Environnement de la conditionnalité de la PAC et les Bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE).
  • La mise en œuvre d’un bilan massique* pour chaque unité logistique*.
  • La mise en œuvre d’un système de contrôle pour chaque maillon de la filière (procédures documentées).

L’application de ces critères nécessite la mise en place d’un dispositif de traçabilité de l’information dans le cadre d’un schéma auditable.

 

Le schéma volontaire

 
Le schéma volontaire 2BSvs (schéma français) a été mis au point par un groupe de travail composé de représentants de la filière des biocarburants en France. Il a pour objectif de démontrer, via une vérification indépendante, le respect des critères de durabilité fixés par la directive et ainsi de certifier la biomasse utilisée comme matière première et les biocarburants produits. Le schéma volontaire 2BSvs s’appuie sur une méthodologie d’audit dont l’aboutissement est l’émission d’un certificat. Il s’adresse aux organismes chargés de la collecte de la biomasse auprès des agriculteurs, des coopératives et entreprises de négoce agricoles (volet dit production de biomasse), aux transformateurs et négociants (volet dit système de bilan massique). Ce schéma couvre l’ensemble des critères de durabilité requis par la directive tout au long de la filière de production et de transformation, sur le marché européen mais aussi pour les productions importées hors Union Européenne.

 
 

L’application au Gouessant



«Il existe deux sources de biocarburants. Le bioéthanol issu de céréales ou de cultures sucrières (betterave ou canne à sucre) et le biodiésel, qui nous intéresse, produit à partir de plantes oléagineuses. Les graines sont pressées et l’huile qui en est extraite est transformée en biocarburant, explique Paul Renault, responsable Céréales et maître d’œuvre de cette certification au Gouessant. En tant que premier collecteur, nous devons nous assurer de la conformité de la provenance des graines de colza. Elles ne doivent pas provenir de terres présentant un important stock de carbone (prairies permanentes, tourbières) ou classées Natura 2000».
 

«85 % du colza que nous réceptionnons est ENR»

 
Paul Renault a découvert l’existence de cette certification il y a un an quand Lucas Baissas, risk manager au service Achats, lui a signalé la mise en place d’un règlement concernant la directive de développement durable en graines de colza. «Suite à nos recherches nous avons découvert qu’un cahier des charges était en cours d’élaboration au niveau français. Les organismes certificateurs étaient en attente des modalités d’où ce flottement jusqu’à la fin 2010. Nous avons décidé au service Collecte d’aller vers ce schéma et d’y entraîner les producteurs du Gouessant.»
Au printemps 2011, les techniciens Production Végétale ont été informés de la démarche. L’objectif est de s’assurer que les colzas produits sont bien cultivés sur des terres éligibles. «Aujourd’hui, 85 % du colza que nous réceptionnons est ENR», précise Paul Renault.
Et comme pour toute certification, il faut maîtriser les risques. «Nous avons organisé plusieurs réunions pour analyser nos risques. Les techniciens Agro-Environnement, Stéphane Le Faucheur et Bernard Bourges, ont été chargés d’auditer 17 producteurs pour s’assurer de la conformité. La cartographie des parcelles a été réalisée par Anne-Françoise Aignel, statisticienne. Les qualiticiens, en particulier, Jean-François Guillaume, ont mis en place la méthode et la démarche de certification.»

Un dossier presque parfait

 
Le cahier des charges n’est paru au journal officiel que le 21 juillet 2011. «C’est pour cette raison que nous n’avons pas communiqué sur le sujet avant la récolte de cet été, poursuit Paul Renault. Ce système permet la massification des graines. Nous pouvons mélanger dans un même silo des graines dites durables et des graines classiques. Nous devons, par contre, prouver à chaque instant notre comptabilité matière et nous ne pouvons vendre plus de graines durables que de graines réceptionnées dans le schéma durable. Lors de l’audit, le 18 octobre dernier, nous avons montré comment nous tenions notre bilan massique, l’unité logistique, le suivi de nos producteurs par leurs déclarations, notre maîtrise par l’analyse des risques, visite du dépôt de Trédaniel, du silo de Saint-Aaron. »

Le Gouessant a produit 6 300 tonnes de colza ENR sur les 7 700 collectées l’été dernier. Les graines seront vendues à des transformateurs comme Cargill, qui sont, eux aussi, certifiés 2BSvs.

Pourquoi être certifié selon le schéma volontaire 2BSvs ?

«Cette certification montre notre volonté de nous inscrire dans une démarche de développement durable. Elle atteste à nos clients et partenaires de la qualité de notre engagement pour de meilleures pratiques environnementales et nous pouvons utiliser le certificat de vérification de biomasse auprès d’autres transformateurs. Lors de l’audit, nous n’avons eu que deux non-conformités mineures immédiatement corrigées. Parmi les points forts retenus par l’auditrice se trouvaient la transversalité entre les services et le développement informatique (AS 400 et Lotus Notes). Nous avons présenté un dossier presque parfait. C’est une belle réussite ! Et un bel exercice de transversalité.»

Régine Kéruzoret
 

2 BSvs : En anglais : Biomass biofuels sustainability voluntary scheme ou en français : Biomasse, Biocarburants, schéma volontaire pour la durabilité.
Bilan massique : relation entre les entrées et les sorties d’une matière, c’est-à-dire un bilan d’une substance donnée dans un système défini.
Unité logistique : lieu géographique précisément délimité à l’intérieur duquel les produits peuvent être mélangés.


Mis à jour le 01/03/2012