Une station de traitement mobile pour « petits élevages »
Un investissement conséquent du Gouessant au profit des éleveurs
La station de traitement mobile SMELOX est opérationnelle depuis le mois de juin dernier, après plus d’un an de fabrication et de mise au point à Saint-Renan (29), siège de la société EVALOR (anciennement APV COMPOST) qui la commercialise. Cet outil apparaît comme une solution efficace pour les exploitations de taille moyenne.
Depuis la fin des années 80 et le début des années 90, date réelle de prise en compte des problèmes d’environnement par la société française, les scientifiques et les industriels ont multiplié les recherches pour mettre au point des procédés de traitement de lisier de plus en plus performants et accessibles, financièrement, à tous les élevages.
Tout comme la technique du compostage, qui a ses inconditionnels, le procédé par combustion catalytique SMELOX permet aujourd’hui de concilier agriculture intensive et pratique respectueuse de l’environnement. Issu de la technologie pétrolière, SMELOX est un procédé adapté au traitement des volumes importants de lisier en version fixe individuelle ou pour des volumes plus faibles en version mobile.
Dans la pratique, cette station abat 80 % à 85 % de l’azote ammoniacale et permet à l’éleveur de gérer son lisier après traitement, en fonction de son plan d’épandage. Le procédé de la station de traitement mobile permet d’hygiéniser le lisier en détruisant les germes et sécurise son emploi comme fertilisant
agronomique.
Offrir des solutions toujours mieux adaptées
Pour acquérir cette station mobile, qui représente un très gros investissement initial, Le Gouessant s’est associé à quatre autres structures costarmoricaines regroupées au sein d’une union baptisée ULIS 22.
Pour Pierre Morfouace, délégué du Gouessant au sein de l’union, « cet investissement conséquent (500 000 euros) illustre une fois encore le souci permanent de la Coopérative d’offrir à ses adhérents des solutions toujours mieux adaptées à la problématique de chaque exploitation (de 500 à 15000 m3) ».
Comme l’explique Agnès Guy, responsable du service Environnement au Gouessant, « le planning d’utilisation de la station est établi deux fois par an par un comité de pilotage qui ajuste le calendrier annuel en fonction des besoins des uns et des autres. Pour 500 m3 de lisier, précise-t-elle, il faut compter 5 à 7 jours d’immobilisation du matériel sur place, le temps de l’installer sur l’élevage et d’effectuer le traitement et de le nettoyer ».
La station qui est en mesure de fonctionner 250 jours par an, à une capacité de 75 m3/jour.
Son utilisation fait l’objet d’un contrat spécifique avec le Gouessant sur la base d’un cahier des charges commun, notamment au niveau tarifaire.
Gérée par APV COMPOST, cette station fonctionne, jusqu’à ce jour, uniquement dans les Côtes-d’Armor. Stéphane Lorent, du service Porc, s’occupe de la logistique des passages de la machine sur les exploitations adhérentes du Gouessant.
Si le succès est au rendez-vous, ULIS 22 pourrait bien faire école dans d’autres départements.
J-J.B.