SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Au Gouessant, on ne badine pas avec la sécurité alimentaire des animaux. D’où une extrême vigilance tant au niveau de la fabrication des aliments que de leur transport.
Comme l’explique Daniel Benoit, responsable fabrication de l’usine, «nous passons de la cellule approvisionnement au dosage et du dosage à la mélangeuse sans manipulation aucune.»
Le processus est sensiblement différent en ce qui concerne l’incorporation des médicaments et des farines de poisson, composants de l’aliment porcelet 1er âge, ajoutés en fonction de l’état sanitaire de l’élevage et des objectifs de l’éleveur. Ces produits sont incorporés directement par l’opérateur dans un «verse-sac-peseur» et, par gravité, tombent directement dans cette mélangeuse dédiée. «Pour faire simple, résume Hervé Arondel, responsable de l’usine, plus le circuit est court, moins il y a de risques de contamination croisée.» C’est tout l’intérêt et l’avantage de l’usine de Saint-Aaron qui produit 1 100 tonnes/mois d’aliments porcelet.
Il faut, en outre, savoir que la manipulation des produits intervenant dans la fabrication des aliments porcelet, et plus particulièrement de l’aliment 1er âge, implique une autorisation préalable de la Direction des Services Vétérinaires. Autorisation systématiquement dédiée à un site précis de fabrication. Même constat en ce qui concerne l’acheminement de cet aliment vers les exploitations. Depuis plus de huit ans déjà, trois camions du Gouessant ont été spécialisés pour assurer la livraison de l’aliment porcelet et éviter tout risque de contamination.
«Au-delà de cette préoccupation sanitaire légitime, explique Pascal Le Paih, responsable qualité du groupe, l’objectif est également d’assurer une parfaite régularité des produits livrés dans les silos.»
Chaque véhicule dédié dispose de neuf cases distinctes permettant la livraison de neuf clients différents par des chauffeurs sélectionnés et spécialement formés à ce type de livraison. «Depuis la mise en place de ce dispositif début 2000, constate Pascal Le Paih, le taux de satisfaction est de 100 %. Nous n’avons plus aucune réclamation de la part de nos clients adhérents, très soucieux de la qualité de leurs aliments et plus spécialement de l’aliment porcelet.»