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SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

Bernard Bourges élabore les plans de fumure des agriculteurs


Prestations associées du service Agrofourniture
 

Les agriculteurs ont de plus en plus le souci de pratiquer une fertilisation raisonnée, auquel s’ajoute l’exigence règlementaire de réaliser un plan de fertilisation sur l’ensemble de l’exploitation. De fait, le métier de technicien Production Végétale (TPV) évolue. La Rédaction du site a rencontré Bernard Bourges, TPV sur le secteur de Sens-de-Bretagne, qui élabore des plans prévisionnels de fumure.

La gestion de la fertilisation évolue vers plus de raisonnement pour un meilleur respect de l’environnement et plus d’économies afin de garantir aux agriculteurs la meilleure rentabilité. Ils doivent prévoir, avant le 31 mars de chaque année, la fertilisation azotée de leurs parcelles par rapport au rendement attendu pour l’année en cours et la règlementation en vigueur.

L’assolement tient compte du bilan fourrager pour nourrir le cheptel, de la rotation des cultures par rapport aux maladies des plantes et de la valorisation des engrais organiques. Il détermine les quantités d’engrais dont l’agriculteur aura besoin dans l’année. L’assolement, pour obtenir certaines subventions, doit aussi répondre à certaines exigences de la Politique agricole commune (PAC), comme les bandes enherbées le long des cours d’eau ou le respect de proportion de cultures. Tous ces renseignements sont transcrits sur des documents appelés « Plan prévisionnel de fumure » et « cartographie de l’assolement de l’exploitation ».

 

Agriplaine : la solution de gestion des itinéraires culturaux

 

C’est à ce niveau qu’intervient Bernard Bourges qui travaille, depuis plus de huit ans, à partir du logiciel de cartographie Agriplaine, pour l’assolement, et du logiciel Optifert pour le calcul de la fertilisation. Ces logiciels lui permettent de construire, avec le producteur, le plan prévisionnel complet de fertilisation pour chacune des parcelles de son exploitation. « C’est l’autre facette de notre métier, remarque Bernard. En 2009, j’ai réalisé une bonne cinquantaine de plans de fumure pour une surface cumulée d’environ 4 000 hectares. Pour ce travail, la relation avec le client est différente. Il ne nous perçoit plus comme un commercial, mais comme un conseiller. Nous parlons d’assolement, de conseil en fertilisation, d’optimisation d’utilisation des déjections et non plus de produits et de prix. Les agriculteurs ont l’obligation d’enregistrer leurs pratiques phytosanitaires et craignent le contrôle. Ils nous font confiance pour le montage des dossiers. Par ailleurs, ce travail les fidélise pour les autres activités que nous avons avec eux. »

90 % des agriculteurs délèguent cette mission au comptable, au contrôle laitier, aux Chambres d’Agriculture ou au technicien production végétale.

Il faut compter une demie journée à une journée par dossier et parfois plus, selon la taille de l’exploitation. « Sur une année, cela représente 30 % de mon temps de travail, note Bernard. Le service est payant pour l’agriculteur et se calcule en fonction de la surface. Un retour sur investissement rapide, car nous lui donnons un vrai conseil qui lui permet de diminuer les coûts de fertilisation. »

 

Rassurer les agriculteurs

 

Patrick Rousselle élève des vaches laitières, des taurillons et des porcs à l’engraissement à Bazouges-la-Pérouse. Il est équipé d’un Pocket PC dans lequel toutes les données de ses parcelles (désherbage, fertilisation, semis, épandages…), sont enregistrées depuis trois ans. Il est synchronisé avec l’ordinateur de Bernard qui récupère les données et les met à jour en les complétant. En fin de campagne, Bernard édite le cahier de fertilisation réalisé et le transmet à Patrick qui le classe pendant trois ans en cas de contrôle.

L’exploitation de Patrick Rousselle est située sur le bassin-versant du Couesnon et a subi un des trois contrôles français sur les déclarations de surfaces demandé par la Cour des Comptes européenne en 2007. Il s’est passé en présence de deux représentants de la Cour des Comptes, deux de la Direction départementale de l’agriculture et deux de l’ex-ONIC (Office national interprofessionnel des céréales).

« Même si ce contrôle s’est bien passé, c’est assez éprouvant, souligne Patrick Rousselle. C’est important que ce soit le technicien qui fasse le cahier : il est aussi notre commerçant en engrais ou en produits phytosanitaires et il connait notre fonctionnement et ce que nous mettons en application. Je ne pourrais pas le faire, car je n’en ai pas les compétences, surtout au niveau de la législation. Je me repose sur ses connaissances, comme pour la nouvelle directive nitrate. C’est lui qui m’alerte. Par ailleurs, il me conseille et l’outil nous alerte, par exemple, sur les délais à respecter entre l’application d’un produit et sa récolte. »

De plus, le logiciel Agriplaine est très intéressant pour préparer un assolement : en quelques clics, on connaît la surface de chaque culture et les proportions dans l’assolement. « Nous avons rapidement calculé l’intérêt de mettre des pois de printemps dans la rotation cette année et mesuré quelle surface engager pour répondre aux exigences de la PAC, poursuit Patrick Rousselle. Travailler avec Bernard me tranquillise, car il est pertinent et connaît aussi bien que nous les rotations, les parcelles et leurs contraintes. » 


Mis à jour le 06/05/2010