Accueil Institutionnel  Accueil Producteurs  Contacts  Plan du site   Flux RSS  XML 
 

SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

Surproduction : le cours de l’œuf divisé par quatre en huit semaines


« Du jamais vu ! »
, s’exclame Joël Rouault. Après une bonne année 2009 et un premier quadrimestre correct pour la commercialisation des œufs, c’est la dégringolade des cours depuis mai. Cette situation s’est amplifiée en juin et juillet.


La première cause vient de l’Allemagne qui, sous poussée écologique, avait anticipé l’échéance du 1er janvier 2012 pour la mise aux normes. Elle imposait, dès 2009, pour son parc d’œufs de consommation standards des normes nationales « Klein Volière » encore plus draconiennes que le décret européen. « Cette mesure entraine, pendant trois ans, une inégalité conséquente pour les producteurs allemands par rapport aux autres producteurs européens, précise Joël Rouault, responsable pondeuse standard. L’Allemagne a subi une baisse de production d’environ 15 %, faisant le bonheur des autres pays européens exportateurs comme la France. L’Allemagne est passée d’une autosuffisance de 65 % à 50 %. » Face au dangereux déséquilibre entre sa production et sa consommation, ce pays a décidé d’assouplir la mesure initiale en délivrant, dans certaines provinces de l’Est, une dérogation de production aux anciennes normes jusqu’en 2012. Des producteurs ont donc remis en place des poules dans leurs anciennes structures, entraînant une remontée de leur production depuis quelques mois.
La deuxième cause est la suite logique de la première. Les normes 2012 ayant pour conséquence l’arrêt progressif d’un certain nombre de producteurs, les organisations de production anticipent ce phénomène. Elles développent des projets d’agrandissement ou de création de fermes de ponte. Sur ce point, Le Gouessant adopte une stratégie très prudente en veillant à ne pas dépasser un certain seuil de prix de revient de l’œuf, car le marché est avant tout mondial. «Nous devons rester compétitifs, surtout par temps de crise, ce qui est le cas aujourd’hui ! Des choix de développement « massif » hors Bretagne et même en Bretagne nous interrogent sur la solidité financière sur le long terme. Une commune du Morbihan, par exemple, est passée de 50 000 pondeuses à 500 000 pondeuses en l’espace de deux ans ! Aussi les bons cours 2009 ont favorisé l’intérêt de producteurs extérieurs à ce milieu de l’œuf de consommation jusqu’alors», rappelle Joël Rouault.

Enfin, le fort développement des productions dites alternatives (plein air, bio, volière…) en France provoque également une surproduction momentanée par rapport à la progression de la consommation de ces produits. «Je rappelle qu’au sein du Gouessant toute la production alternative est contractualisée sur des périodes d’au moins trois ans, souligne Joël Rouault. Tout projet de création n’est validé que si le débouché existe et est contractualisé sur du moyen à long terme.»
Cerise sur le gâteau de cette période difficile : la folle ascension des matières premières, durant la période estivale, au-delà de toutes prévisions. Conséquence : une hausse vertigineuse du prix des aliments poulettes et pondeuses. «Cette économie mondiale très médiatisée, très «spéculée» est une catastrophe pour nos denrées alimentaires, celles-ci pouvant doubler, tripler… À la hausse comme à la baisse, en quelques jours ! Prévoir l’avenir dans ce contexte, même à très court terme, devient difficile !»
 

Profiter de la crise pour se mettre aux normes 2012


«Au Gouessant, nous essayons d’anticiper ces fluctuations brutales des marchés par une politique constante et non spéculative, poursuit Joël Rouault. En développant un partenariat basé sur le professionnalisme, la qualité et la confiance. 95 % de notre production standard et 100 % en alternatif sont contractualisés avec des acheteurs d’œufs. Nous rentrons dans une période de crise importante accentuée par la forte augmentation des céréales et du soja. Nous subissons un effet ciseau, qui, s’il dure, pourrait faire très mal. La rentrée s’annonce difficile. Notre production doit être irréprochable en qualité !» Face à cette situation, le service Volaille conseille à ses producteurs d’être aux normes 2012 le plus rapidement possible. «Cette période de crise est sans doute le meilleur moment pour s’y atteler. Mieux vaut s’arrêter pendant quelques mois pour réaliser les travaux qui devront de toute façon être faits et ainsi mieux repartir après la crise. De toute manière, la situation devrait quand même se stabiliser à un moment. Dans ce métier, tout va très vite, dans un sens comme dans l’autre. Le brin d’optimiste est que la consommation des œufs augmente régulièrement…», conclut Joël Rouault.
Logo Pondeuse

POULETTES : poussinières Le Gouessant

Des poulettes de qualité : équipe technique dediée, bâtiments adaptés...

Une structure de NEGOCE des oeufs

Sécurisation des débouchés, meilleure valorisation de votre production...

REFORME du lot

Service de commercialisation de vos poules de réforme...

POULAILLERS, MATERIELS d'élevage

Conseil spécialisé pour les producteurs d'oeufs standards et alternatifs...
En savoir plus

Veille REGLEMENTAIRE

Assure une veille réglementaire spécifique aux élevages de pondeuses...


Mis à jour le 16/09/2010