SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Pour David Brillouet, le véritable résultat, surtout pour une coopérative, n’est pas son seul résultat financier : il faut y ajouter les gains réalisés par ses adhérents. «Si la Coopérative doit être riche et les éleveurs pauvres, ça ne marchera pas et de même dans l’autre sens. La vraie plus-value est la somme des deux», remarque-t-il, satisfait des résultats obtenus chez les producteurs de porcs qui ont adhéré au contrat de progrès. Démarrée depuis juin 2008, la démarche a conquis 81 éleveurs. «Ils mettent à jour différents tableaux de bord et, en contrepartie, nous leur octroyons une aide financière proportionnelle au nombre qu’ils renseignent. Cela nous permet de mesurer avec eux les gains qu’ils obtiennent.»
Et les résultats parlent d’eux-mêmes. Les éleveurs ayant entrepris cette démarche depuis au moins un an ont augmenté la productivité des truies et la vitesse de croissance des porcs ainsi que l’indice de consommation et la qualité de la viande. Traduits en gain économique, ces progrès techniques représentent 30 000 euros de gain net par éleveur. Si on extrapole ce résultat aux 81 adhérents actuellement en contrat de progrès, cela représente un résultat net supplémentaire de 2,4 millions d’euros !
«Cette promesse de progrès technique et économique pour nos adhérents est au cœur de l’offre Gouessant. C’est de cette façon que l’équipe commerciale a présenté son nouveau programme alimentaire en charcutier.» Résultat, les éleveurs ont réalisé des gains économiques impressionnants sur le seul poste « engraissement » de leur élevage : - 0,17 point d’indice de consommation, + 34 g de vitesse de croissance* et un meilleur classement des carcasses. Pour un naisseur-engraisseur de 200 truies, cela représente un gain annuel net de 17 000 euros.
«Ces progrès réalisés par nos adhérents commencent à se savoir dans les campagnes ! C’est ainsi que depuis le lancement de cette offre en octobre dernier, les tonnages de l’activité Porc sont en hausse de 13 % dans un marché en baisse de 3 %. Par ailleurs, il est intéressant de noter que, à ce jour, sur les 39 nouveaux clients de cette campagne, seulement deux sont repartis à la concurrence… sans avoir au préalable calculé leurs gains !», souligne David Brillouet.
Et aux organisations ou représentants professionnels qui dénigrent le Marché du porc breton (MPB), David Brillouet répond que : «d’aucuns ont longtemps fait croire aux éleveurs que le seul modèle qui pouvait distribuer du résultat était celui des filières. Or, pendant l’été 2009, le leadeur de la filière, pour faire face à ses nouveaux investissements, a divisé par deux le montant de ses plus-values versées aux producteurs. Le Gouessant, qui n’a pas cette approche, est aujourd’hui la coopérative qui a le plus soutenu ses éleveurs en leur octroyant, directement, 5 puis 10 euros par tonne d’aliment charcutier. Elle est aussi la seule qui redistribuera près de 40 % de son résultat à ses adhérents. Il est clair que Le Gouessant leur assure pleinement son rôle de soutien. Après trois années de crise non encore terminée, les éleveurs travaillant avec Le Gouessant progressent plus vite.»