SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
Auditoire attentif le 18 juin dernier à Saint-Meen-le-Grand pour l’assemblée générale annuelle de la Sica Syproporcs. Dans le prolongement de la dynamique entamée en 2008, le groupement a de nouveau connu, en 2009, un développement exceptionnel.
«Plus d’une centaine de nouveaux adhérents ont rejoint le groupement en 2009, souligne Daniel Bellec. Ce qui a permis de commercialiser près de 700 000 porcs charcutiers cette même année.» Soit un nouveau bond de 200 000 porcs par an. À ce rythme le cap des 800 000 porcs pourrait être atteint avant la fin de cette année 2010 qui se présente sous les meilleurs auspices.
Pour Hervé Gâté, cette adhésion massive et constante de nouveaux adhérents n’est pas le fruit du hasard :«De plus en plus d’éleveurs se retrouvent dans le projet défendu par Syproporcs qui ne propose rien de moins qu’une autre vision de la coopération.»
En recentrant le groupement sur son métier essentiel, à savoir la commercialisation, les dirigeants de Syproporcs marquent une rupture radicale avec le modèle dominant. Selon Daniel Bellec, «ce recentrage implique la défense des intérêts des éleveurs en définissant une ligne claire qui ne se confond pas avec l’intérêt des acheteurs abatteurs.»
Cette politique volontariste de Syproporcs se reflète parfaitement à travers les statistiques de vente du Marché du porc breton (MPB). Depuis le début de l’année 2010, le groupement représente, à lui seul, le tiers des nouveaux apports. Soit 2 000 porcs/semaine sur les 6 000 recensés. Un chiffre qui se passe de commentaires !
En préambule à son propos, Hervé Gâté s’est félicité du succès remporté par les dix réunions décentralisées qui ont réuni près de 200 participants. Un succès qui, selon lui, s’explique par la volonté des éleveurs de porcs de se réapproprier l’acte commercial.
Pour éclairer les travaux de son assemblée générale, la Sica Syproporcs avait invité deux intervenants, Henri Billon et Christophe Hamon. Ils ont livré quelques recettes permettant de mieux comprendre ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler le «miracle allemand».
Adhérent Syproporcs, Henri Billon, qui a participé à différents voyages en Allemagne, a pu constater, au gré de ses déplacements, un développement important des ateliers porcins au cours de ces dernières années. Le développement s’accompagne d’investissements importants dans les énergies renouvelables. Observateur attentif du développement porcin outre-Rhin, Henri Billon constate l’irrésistible ascension d’un bloc Hollande-Danemark spécialisé dans le naissage alors que «l’Allemagne se spécialise dans l’engraissement et l’abattage. Cette restructuration à marche forcée place les éleveurs du Nord de l’Europe dans des conditions concurrentielles très avantageuses.».
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