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SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

La fosse à lisier est couverte.

La fosse à lisier est couverte.

Le bac équarissage mis en place par Philippe Pennec.

Le bac équarissage mis en place par Philippe Pennec.

Le panneau Fermes des 4 SOLEILS  de Philippe Pennec, avec, de gauche à droite : André Fertil, responsable commercial, Philippe Pennec, Jean-Charles Oisel, directeur de la Coopérative, Sylvie Tanter, technicienne.

Le panneau Fermes des 4 SOLEILS de Philippe Pennec, avec, de gauche à droite : André Fertil, responsable commercial, Philippe Pennec, Jean-Charles Oisel, directeur de la Coopérative, Sylvie Tanter, technicienne.

Philippe Pennec, un très bon exemple pour les FERMES des 4 SOLEILS

 

Installé à Trégarantec dans le Finistère, Philippe Pennec a repris l’élevage de son employeur en 1999. Un élevage qu’il mène avec passion tout en respectant le bien-être de ses salariés, de ses voisins et de ses animaux. «Mon employeur voulait changer de métier et comme nous nous trouvions bien dans la région, ma femme et moi avons pris le risque de reprendre l’exploitation.»

 

 

Quand on circule dans l’élevage, nul doute qu’il a été pensé pour rendre les conditions de travail des salariés et le bien-être des animaux les plus agréables possibles. «J’ai hérité cet esprit de mon ancien patron. Il m’apprenait, par exemple, à salir le moins possible les routes lors des épandages».

Côté résultats techniques, ils étaient déjà d’un bon niveau avec l’ancien propriétaire. «Il avait beaucoup investi et travaillait dans la culture de la performance. Il se fixait des objectifs, ce que je fais également. À l’époque, le nombre de porcelets sevrés était de 11, il est de 12,5 aujourd’hui». Philippe a toujours des projets en cours, comme la cellule de blé et les silos maïs en construction actuellement. «En mars, j’ai réfléchi au stockage de mes céréales. Je trouvais frustrant de tout vendre à la récolte. J’ai cherché comment je pourrais les valoriser».
  
 

Entretenir les relations de voisinage


Ce qui a le plus changé dans ce métier, c’est la relation avec l’environnement et le public. «Nous devons être conscients d’une multitude de petites choses, par rapport aux odeurs, aux bruits. Il faut faire attention à tout pour garder de bonnes relations avec le voisinage tout en se sentant bien dans son travail. Ma démarche vis-à-vis d’eux est volontaire. C’est ainsi que j’ai construit une seconde fosse à lisier couverte pour avoir 11 à 12 mois de stockage et ainsi ne pas épandre pendant les mauvaises périodes. De fait, depuis plus de dix ans, je n’ai jamais eu de problèmes avec mes voisins.»

Philippe Pennec communique aussi avec les retraités, les enfants via les écoles, l’hôpital, la communauté de communes, l’office de tourisme, l’ANPE… «J’accueille des groupes de divers horizons, par exemple lors d’une journée mise bas. Les gens sont fascinés par la naissance des porcelets. Ils ont souvent beaucoup d’a priori avant la visite et repartent avec une autre vision. Je suis très à l’aise pour expliquer pourquoi une truie ne sort jamais et en quoi elle est tranquille dans sa case. Je leur explique l’évolution de la technique et celle de nos résultats. Je pense que si les truies étaient malheureuses, elles ne produiraient pas autant pendant leur carrière. C’est un métier technique qui se travaille à partir de chiffres, de tableaux de bord.»  
 

Anticiper la réglementation

 

Un salarié travaille à plein-temps sur l’élevage, ce qui permet à Philippe Pennec de se dégager deux heures par jour pour le groupement d'intérêt économique (GIE) qu’il a créé avec six autres éleveurs pour le traitement du lisier. «Je suis responsable de la gestion (organisation des transports…) et chargé de la maintenance de l’outil. Par ailleurs, je donne de l’importance à la qualité de vie et avoir un salarié à temps plein permet de prévoir un weekend complet toutes les trois semaines et trois semaines de vacances annuelles. Je m’organise et travaille à partir d’un planning.»

En 2006, quand il s’est engagé dans la station de traitement collectif, sans aucune obligation, il a pu retirer des prêteurs. «C’est important par rapport à l’Administration qui a observé que je savais anticiper. L’année dernière, j’ai pu restructurer et ramener 400 porcs élevés à façon chez un tiers. Je n’ai pas eu besoin d’acheter de droits à produire.»

Cela n’empêche pas Philippe d’avoir des attentes. «J’aspire à plus de sérénité et à une meilleure rémunération car la situation est tout de même tendue. J’attends une bonne année pour être plus serein, car les enfants grandissent et il faut songer à leur avenir. Une bonne année permettrait de préparer des années plus difficiles.»

«Quant à l’avenir, note-t-il, il faut y croire surtout si autour de nous les autres (banquiers, fournisseurs, comptables) sont confiants. Ma famille aussi vit sereinement par rapport à mon métier. Ce n’est pas une contrainte pour elle que je sois éleveur.»  
 

« Le Contrat de Progrès, j’ai mordu dedans »

 

Philippe Pennec a reçu un jour de printemps dernier la visite d’une délégation de salariés du Gouessant venue faire un audit pour le référencement des FERMES des 4 SOLEILS. «Il y avait beaucoup de monde, mais j’étais à l’aise. J’ai apprécié les échanges que nous avons eus et les améliorations évoquées. C’était un état des lieux dans une ambiance conviviale». Les techniciens du Gouessant ont découvert un site très bien noté par la direction départementale de la protection des populations (DDPP, ex DSV). «Normal, pas de lisier qui coule, aménagement d’un bac équarissage réfrigéré, local phytos et aire de remplissage… un élevage très bien tenu», souligne Olivier Quentric, chargé du réseau 4 Soleils.

«Il ne faut pas croire en l’élevage sous la contrainte, poursuit Philippe Pennec. Il faut y croire tout simplement. C’est en ce sens que je rejoins l’esprit du Gouessant. Par exemple, le bac équarissage, je l’ai fait avant tout vis-à-vis de l’équarrisseur. Pas seulement parce que l’on m’accordait 40 % de subvention. Je me suis mis à sa place et j’ai imaginé ce qui pourrait rendre son travail plus facile et agréable. C’est comme cela que j’ai acheté l’armoire réfrigérée et que j’ai installé un palan pour qu’il soulève les animaux sans se blesser.»   
 

Que pensez-vous du panneau FERME des 4 SOLEILS devant votre exploitation ?


« L’idée de fédérer les éleveurs, quelle que soit la production, autour d’une image me plaît. J’apprécie de travailler avec Le Gouessant car je sens les gens motivés. Il y a du dynamisme et de la cohérence pour chercher à améliorer les résultats. Le Contrat de Progrès, j’ai mordu dedans tout de suite. J’ai pris l’initiative de vendre mes porcelets et de rapatrier mes 400 cochons en engraissement. La cohérence apporte de la sérénité au quotidien. J’ai compris que ça ne servait pas à grand-chose d’avoir trois truies de plus par bande. Au contraire, cela fait perdre un temps incroyable !»

 

R.K.


Fiche technique

 

  • 180 truies naisseur-engraisseur en totalité
  • 60 hectares dont la moitié en blé et l’autre en maïs
  •  2 silos maïs et une cellule blé
  • Aliments à sec
  • Système automatisé
  • 30 % en achats de complémentaires

 


 

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Mis à jour le 17/10/2011