Photovoltaïque : AEB, filiale du Gouessant, propose un nouveau concept clé en main
Solution d’avenir face à la flambée des prix des énergies fossiles ?
AEB, filiale du Gouessant, propose un nouveau concept clé en main
Selon la majorité des experts du monde entier, le pic de production du pétrole serait atteint entre 2020 et 2035. D’ici là, le cours de l’or noir a peu de chance de stopper sa progression. D’où la nécessité de développer de nouvelles sources d’énergies. C’est la volonté affirmée du Gouessant qui propose à ses adhérents des alternatives énergétiques capables de diversifier leurs productions en devenant des énergieculteurs. C’est tout le sens de l’activité photovoltaïque dans laquelle la Coopérative vient de se lancer, via sa filiale AEB, spécialisée dans les énergies renouvelables.
Le photovoltaïque a l’avantage d’éviter l’utilisation d’énergies fossiles et l’émission de CO2. « Deux arguments de poids par les temps qui courent », rappelle Benjamin Le Gall, techncien environnement AEB, qui attribue cet engouement récent pour l’énergie photovoltaïque à la décision d’EDF de revaloriser le tarif de rachat de l’électricité ainsi produite, en juillet 2006. « Avant cette revalorisation, le tarif était de 14,7 cts d’euros le Kwh. Il est actuellement à 31,193 cts en surimposition et à 57,187 cts en intégration ». Sans oublier la nouvelle loi de finance de 2008, permettant d’inclure le gain photovoltaïque dans le bénéfice agricole. Sous réserve que celui-ci ne dépasse pas 50% des recettes agricole, ni 100 000 euros. Les bâtiments agricoles disposant de grandes surfaces de toiture, l’utilisation de modules photovoltaïques, en remplacement des matériaux classiques de couverture représentent aux yeux du technicien d’AEB une réelle opportunité pour le monde agricole. D’autant que l’énergie solaire est à priori inaliénable et inépuisable. « Pour profiter du tarif de rachat à 57,187 cts d’euro le KWh, précise Benjamin Le Gall, il faut impérativement que les modules remplacent la toiture traditionnelle pour assurer, tout à la fois, l’étanchéité du toit et la production d’électricité ».
Pour Romain Houry, technicien AEB, en fin d’études spécialisées dans l’énergie électrique, le transport d’énergie et les énergies renouvelables, « le jeu en vaut largement la chandelle, car de telles installations permettent à leurs utilisateurs d’augmenter leurs revenus annuels en toute sécurité puisque le contrat de rachat signé avec EDF est d’une durée de 20 ans. Actuellement, les garanties matérielles sont de 10 ans pour l’onduleur, de 25 ans pour les panneaux (à 80% de la puissance nominale) et de 5 ans pour le produit. Soit une perspective de durée de fonctionnement supérieure à 30 ans. »
Un service « Clé en main »
Pour développer cette activité dans les meilleures conditions possibles, AEB s’appuie sur un réseau de fournitures spécifiques pour l’agriculture proposant, entre autres, un kit d’intégration pour les modules assurant l’étanchéité pour les pentes à partir de 3 degrés (6 %). «
Il faut savoir que les pentes de toit des bâtiments agricoles oscillent le plus souvent entre 11° et 16°, soit 20 à 30% de pente. » En ce qui concerne la fourniture des panneaux, AEB qui privilégie la qualité a fait appel à un fabricant avec lequel un partenariat est en cours pour garantir aux clients des prix compétitifs. «
Pour être tout à fait complet, ajoute Benjamin Le Gall,
nous proposons à l’exploitant un accompagnement pour l’installation d’un champ photovoltaïque avec prise en charge de l’étude, en plus de la fourniture et de la pose du matériel, ainsi que des démarches administratives multiples et variées auprès de l’ADEME*, de la DIDEME* et des mairies pour les déclarations de travaux. » Un atout non négligeable. L’étude de faisabilité du projet ayant été validée par le comité de Direction du Gouessant, l’activité devrait entrer dans sa phase active dans les prochaines semaines. «
A ce jour, confie Benjamin Le Gall,
cinq adhérents du Gouessant ont déjà fait savoir qu’ils étaient intéressés par la démarche et nous sommes fréquemment consultés par de nombreux clients potentiels bien conscients que c’est maintenant qu’il faut agir. »
Pour promouvoir plus largement cette démarche, l’équipe d’AEB sera d’ailleurs présente au SPACE à Rennes, en septembre prochain, sur le stand de Méthafrance.
*ADEME: Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
*DIDEME: Direction de la Demande et des Marchés Energétiques