SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE
"La sécurité alimentaire commence
C’est dans ces usines fortement automatisées et dans ces grandes tours, qui donnent à nos bâtiments des allures de cathédrales des temps modernes, que sont transformées les matières premières en aliments. Dans un souci de traçabilité, la fabrication est prise en charge par un système informatique permettant de suivre en continu le processus appelé aussi process.
Dès leur arrivée, les matières premières font l’objet d’un prélèvement d’échantillon, pour un contrôle qualité. Déversées dans de grands récipients en forme d’entonnoir, appelés trémies, elles sont dirigées, au moyen de tapis roulants et d’élévateurs, vers des silos où elles sont stockées séparément.
Chaque matière première est traitée individuellement à l’aide de broyeurs de 300 chevaux dont la vitesse varie de 600 à 3 000 tours/mn en fonction de la granulométrie recherchée. Une seconde machine, appelée bluterie, contrôle et corrige ce premier broyage pour éliminer les particules non conformes.Vient alors le moment de peser les matières premières broyées.
L’usine dispose de quatre balances correspondant chacune à des produits dont les dosages requièrent une précision plus ou moins grande, en fonction de leur incorporation. Ainsi dispose-t-on d’une balance de 6 tonnes pour les céréales et de 100 kg pour les vitamines. Certains ingrédients doivent être pesés au gramme près. Là-encore, l’exigence qualité est présente. Si les paramètres de pesage ne sont pas conformes, la fabrication s’arrête.
Une fois les matières premières broyées et dosées, elles sont dirigées vers une grande trémie pour un premier mélange grossier, appelé pré-mélange. De-là, elles partent vers une mélangeuse qui reçoit des apports de liquides, tels que l’huile, pour obtenir un mélange homogène. Cette opération, donnant lieu à des contrôles systématiques, est importante car l’homogénéité du produit doit être parfaite.Toutes ses composantes doivent s’y trouver dans les proportions répondant au besoin de l’animal.
La dernière opération consiste à introduire, par l'intermédiaire d'un machine appelée schugi, de la mélasse afin d'obtenir un aliment prêt à 'emploi.
Si on choisit une présentation en granulés, la farine est dirigée, pour la réchauffer, vers une presse dans laquelle est injectée de la vapeur pour obtenir une pâte à 85°C. Cette pâte est ensuite poussée vers un anneau d'acier perforé où elle prend la forme de spaghettis, qui découpés en morceaux de quelques millimètres refroidis, donnent des granulés.Avant d’être stockés, ils seront tamisés pour éliminer toutes les poussières. Grâce à ce process rigoureux et fortement automatisé, l’opération ne prend au total que quelques minutes.
Très longtemps, les antibiotiques furent la seule réponse aux problèmes de santé, notamment digestifs, des animaux . Pour en réduire l’utilisation, une nouvelle technique de fabrication a été mise au point : la cuisson des aliments. Les aliments, sous forme de farine, passent par des conditionneurs dans lesquels est injectée de la vapeur à 95°C. Cette opération extrêmement rapide (moins de 2 minutes) permet la destruction des bactéries pathogènes, connues sous le nom de salmonelles, tout en conservant les vitamines. C’est tout simplement une stérilisation partielle des aliments.