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SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

Une réelle opportunité pour les éleveurs


L’installation d’Alain Guillaume, la première de Méthafrance, opérationnelle début 2008

 

Sans prétendre rattraper l’Allemagne, qui possède dans le domaine de la méthanisation une sérieuse avance sur la France avec plus de 25 années d’expérience et plus de 4 000 installations recensées, certaines entreprises françaises, dont Le Gouessant, commencent à s’intéresser sérieusement à ce procédé biologique. Procédé qui permet notamment de valoriser les matières organiques en produisant une énergie renouvelable et un digestat utilisé comme fertilisant.

 

Ce bureau d’études, baptisé AEB (Agriculture, Énergie, Biomasse), est aujourd’hui la pièce maîtresse d’une structure élargie. Elle est constituée par Le Gouessant, en partenariat avec le constructeur allemand Hochreiter, la société luxembourgeoise WPH et un éleveur costarmoricain Alain Guillaume,
dont l’unité, en cours de construction, sera la première réalisation concrète de Méthafrance et de cette
nouvelle structure.« En réalité, confie Loïc Rannou, le directeur de Méthafrance, nous n’avions pas de difficultés à trouver des gens capables de faire l’étude. Nous en avions beaucoup plus pour la réalisation. D’où l’idée de créer cette structure en charge du dossier de A à Z tout en s’appuyant sur des partenaires compétents tels que Johann Hochreiter qui a déjà développé 1 500 des 4000 installations existantes en Allemagne… contre trois seulement en France ».
La première installation réalisée par AEB et Méthafrance sera celle d’Alain Guillaume, éleveur costarmoricain à la tête d’un élevage de 185 truies NE à Plélo. Elle devrait être opérationnelle début
2008.
« C’est à la suite d’un voyage en Bavière, organisé en 2003 par l’ADEME et son directeur Gilles Petitjean, très attaché à ce procédé, et à l’initiative du Conseil Régional, qu’a germé en moi l’idée de m’orienter vers la méthanisation, confie Alain Guillaume. Le peu de lisibilité offerte par les productions agricoles et l’envie de faire un autre métier ont été déterminants dans ce choix arrêté en plein accord avec mes enfants. Le marché était clair avec eux. Pas question de reprise sans usine de méthanisation. » S’en sont suivis plus de dix voyages en Allemagne et de visites d’exploitations opérationnelles Outre-Rhin avant de valider le partenariat avec Méthafrance, présidée par Jean-Yves Cornec, et le groupe Hochreiter.
C’est désormais chose faite. Restait à définir l’emplacement de la future unité de méthanisation et à trouver la surface nécessaire pour son implantation (un demi hectare), c’est également chose faite.
« Toutes les démarches préliminaires sont achevées, explique Alain Guillaume. Reste maintenant à passer par la concrétisation du projet ».
Le premier coup de pioche est prévu pour la rentrée. Durée des travaux : 6 mois. Coût de l’investissement : 600 000 euros (aides publiques comprises). « 600000 euros, c’est un investissement conséquent, admet Alain Guillaume, qui a prévu un amortissement sur huit ans.
Pour autant, la réduction importante des gaz à effet de serre générée par ce procédé – 1 000 à 1 200 tonnes par an – a été un élément déterminant dans mon choix… et ce n’est pas le seul.
Outre une meilleure assimilation de l’azote par les plantes et la reconquête de plans d’épandage sur les prairies, il n’y a pas du tout d’odeur. Ajoutez à cela une économie de fuel importante (15 000 litres en moyenne) et la revente de l’électricité produite à EDF à raison d’un million de kW/h à 14 centimes d’euros sur la base d’un contrat de quinze ans. Je vous laisse faire le calcul », conclut Alain Guillaume qui voit dans cette diversification un apport de revenus non négligeable. Apparemment d’ailleurs, le message a porté. Une quinzaine de dossiers sont d’ores et déjà à l’instruction, sous la houlette de Sylvain Le Moine, ancien technicien du service Environnement. Et Méthafrance enregistre déjà une cinquantaine decontacts qui ont de bonnes chances d’aboutir. Ce qui tend à démontrer que Le Gouessant a fait le bon choix.

Les responsables du Gouessant ont délibérément choisi de s’engager dans cette voie de la méthanisation en créant leur propre bureau d’études et de conception d’unité de méthanisation à la ferme sous le nom de Méthafrance. Cette démarche apparaît d’autant plus pertinente qu’elle répond parfaitement aux exigences de la directive européenne 2001/77/CE qui impose que la part d’énergie électrique produite à l’horizon 2 010 le soit à partir d’énergie renouvelable à hauteur de 22,10 %.

 

L\'installation d\'Alain Guillaume opérationnelle début 2008.

L'installation d'Alain Guillaume opérationnelle début 2008.


Publié le 18/11/2007