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SPECIALISTE DE LA NUTRITION ANIMALE

"La sécurité alimentaire commence
avec celle de nos élevages"
Groupe Le Gouessant : Spécialiste de la nutrition animale

La chaudière à bois : un investissement d’avenir

Simple d’utilisation, rentable et écologique


La flambée des prix du fuel et du gaz et les coûts énergétiques actuels amènent chacun d’entre nous à rechercher des moyens de chauffage à la fois plus économiques et plus écologiques. Parmi les multiples solutions proposées, la chaudière bio-masse fonctionnant avec des combustibles naturels (céréales, bois déchiqueté ou granulés de bois) fait, semble-t-il, de plus en plus d’adeptes. C’est en tout cas la voie choisie, voilà un peu plus d’un an, par un éleveur de Loudéac qui se félicite aujourd’hui de son choix.

 

L'équivalent de 3 000 tonnes de fuel


A la tête d’un élevage de 400 truies naisseur-engraisseur (Earl Ker Loïc), Olivier Etienne est devenu, en quelques mois, un inconditionnel des chaudières polycombustibles. « Lors de la rénovation de la ferme en 1989, j’avais opté pour une chaudière au fuel. Mais, très vite, l’augmentation de mon budget chauffage m’a incité à m’intéresser aux bioénergies. Début 2006, ma rencontre avec Joël Lebechec, installateur de chaudières polycombustibles (de marque H.S. France) chez Asserva, a été déterminante. En commercial avisé, il m’a fait prendre conscience des avantages offerts par ce mode de chauffage. »
Avec un rendement de combustion supérieur à 90% et des émissions de CO2 inférieures à 0,0004%, ces chaudières associent alternative écologique et économie financière.
« A l’origine, confie Olivier Etienne, il était prévu que j’utilise des céréales en guise de combustible. Mais, fabriquant moi-même mon aliment porc à partir de céréales, j’aurais été franchement gêné de brûler du blé pour chauffer ma propre maison. Question d’éthique ! »
Ce type de chaudière étant, comme son nom l’indique, «polycombustibles», Olivier Etienne opte alors pour les granulés de bois qui présentent l’avantage de dégager moins de cendre que le blé. L’installation est complétée par un silo extérieur pour le stockage des granulés et l’alimentation en continu de la chaudière .
D’une capacité de 6 tonnes, ce silo, pratiquement invisible à l’arrière du bâtiment, permet de stocker l’équivalent de 3.000 litres de fuel. « Quand je regarde le prix des céréales, qui ont augmenté de 120 euros la tonne en un an et demi, je me dis que j’ai fait le bon choix, reconnaît Olivier Etienne. D’autant qu’avec l’alimentation automatique de la chaudière grâce au silo, il n’y a pratiquement plus rien à faire, si ce n’est vider, de temps à autre, les cendres. »  

  

Cinq ans pour amortir l'investissement


Entre le prix des granulés (185 euros la tonne HT) et le prix du fuel (600 euros les 1000 litres), le calcul est vite fait. En gestionnaire expérimenté, Olivier Etienne s’est donné cinq ans pour amortir cette installation qui représente un investissement global de 20.000 euros HT (TVA à 5,5%).
« Pour être franc, je dois dire que le crédit d’impôt accordé sur le matériel, soit 7 000 euros (hors main d’oeuvre), a été lui aussi déterminant dans mon choix. » Au point, pour l’éleveur d’étudier aujourd’hui la pertinence d’une chaudière plus importante pour chauffer, cette fois, l’ensemble de l’exploitation. Ce qui n’est pas possible avec la chaudière existante compte tenu de l’éloignement des bâtiments d’élevage.
Des arguments qui ont également convaincu cet autre éleveur de Pluzunet (22), Jean-François Congard (Gaec de Kergouanton) qui a, lui aussi, fait le choix d’une chaudière à granulés bois pour chauffer l’atelier post-sevrage et la maternité de son élevage de 300 truies naisseur-engraisseur. « A l’origine, confie l’intéressé, mes bâtiments étaient chauffés au fuel moyennant une consommation moyenne de 1 500 litres de gasoil par mois. Avec l’envolée des prix de cette énergie fossile, la facture chauffage a commencé à peser lourdement sur le budget global de l’exploitation. Ce qui m’a amené à réfléchir à d’autres formules possibles. D’autant que l’installation électrique de mes bâtiments commençait à devenir obsolète et que des travaux s’avéraient nécessaires. Voilà deux ans, après réflexion, j’ai pris la décision d’opter pour le ‘‘tout eau chaude’’ et d’équiper mon élevage d’une chaudière polycombustibles. Au départ, j’étais parti sur du blé. Mais très vite la flambée des cours des céréales m’a amené à revoir mon choix et à opter pour des granulés bois qui se révèlent nettement plus économiques (170 euros la tonne) dans  la conjoncture actuelle. Faute de place pour stocker mon bois, j’achète mes granulés en vrac. Ceux-ci sont directement livrés dans la soufflerie (d’une capacité de 8 tonnes) qui alimente la chaudière Passat d’une puissance de 110 kW. »
Disposant d’une alimentation et d’un décendrage automatique, la chaudière limite au maximum l’intervention humaine. Ce qui représente un atout supplémentaire non négligeable aux yeux de l’utilisateur, ravi de son choix. Un choix qui comble d’aise Joël Lebechec dont le souhait est de multiplier ce type de chaudières dans la région et Magali Jardin, chargée, pour l'Ufab, filiale du Gouessant, de la commercialisation des granulés bois.

J-J.B.

Ollivier Etienne avec Joël Le Bechec (Asserva) et Magali Jardin (Ufab).

Ollivier Etienne avec Joël Le Bechec (Asserva) et Magali Jardin (Ufab).

Le silo d’alimentation automatique à l’abri des regards, derrière le bâtiment.

Le silo d’alimentation automatique à l’abri des regards, derrière le bâtiment.


Publié le 05/05/2008