Formation en alternance : un très bon tremplin pour entrer dans la vie professionnelle
Vincent Geffroy vient, à 21 ans, de rejoindre l’équipe des technico-commerciaux Bovin, après une année de formation en alternance, passée entre le lycée pour la théorie et la Coopérative pour la pratique. Une formule qui lui permet d’entrer rapidement dans la vie active, tout en étant bien formé.
« Il y a deux ou trois ans, j’avais envie d’arrêter l’école. Mais mes parents sont encore jeunes et il était trop tôt pour penser à une reprise d’exploitation. Il fallait quand même que je poursuive un peu mes études », explique Vincent, qui passe alors un BTS ACSE. Ne souhaitant pas continuer sur de longues études, il choisit de préparer un BTS Technico-Commercial en un an, en formation par alternance. Pour cela, il sollicite Le Gouessant qui accepte de l’accueillir pour ses stages, et c’est ainsi qu’il a passé sur l’année 2007-2008, 21 semaines au CFTA (Centre de formation des techniques agricoles) de Monfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine, et 17 en stage au service Bovin de la Coopérative, et plus particulièrement avec Stéphane Le Bail.
« Ce BTS Technico-Commercial m’a permis de mûrir, de prendre conscience que j’allais entrer dans la vie professionnelle et de passer du monde de l’adolescence à celui de l’adulte. Par ce système, j’ai vécu une année intéressante, qui a finalement passé vite, raconte Vincent. L’alternance est un bon compromis. En cours, les techniques de ventes et le marketing, ainsi que les témoignages des professionnels, techniciens et commerciaux, m’ont particulièrement intéressé. Cependant, c’est sur le terrain, avec Stéphane Le Bail, que j’ai le plus apprécié mon apprentissage. »
« Je me suis découvert un petit don pour la prospection. »
Vincent a choisi Le Gouessant car ses parents en sont adhérents et qu’il connaissait la manière de travailler des technico-commerciaux. « J’ai rencontré Abel Aillet, avec qui j’ai eu un premier entretien, puis Stéphane Le Bail et Thomas Le Corre pour fixer les objectifs de mon stage dont dépendait mon éventuelle embauche. » Il lui a été demandé de développer l’aliment génisse Magnum Futur Star auprès de tous les éleveurs sélectionneurs. « Le sujet m’a bien plu, d’autant que c’est un milieu que je connais bien puisque mes parents font un peu de sélection. »
Vincent a été embauché le 16 juin. « J’ai hâte d’être sur le terrain. Ce qui me plait dans ce métier, c’est le côté relationnel. Je me suis découvert un petit don pour la prospection. La gamme Gouessant est bien étoffée et la technique de l’élevage de la vache laitière est bien maitrisée. Allier production, technique et critères économiques me convient parfaitement. Sur le terrain, ça se passe super bien. J’ai travaillé en binôme au départ, puis seul tout en étant bien encadré. Il y a une bonne ambiance dans l’équipe et je me suis tout de suite senti intégré. Si cela n’avait pas été le cas, je n’aurais pas accepté cet emploi, d’autant que j’avais d’autres propositions d’embauche. » Vincent va, dans un premier temps, reprendre une partie du secteur de Stéphane Le Bail (sud Ille-et-Vilaine et un peu sur le Morbihan) avec pour objectif de le développer au maximum. « Je n’ai pas encore d’objectif en tonnage, mais je vais prospecter de nouveaux éleveurs et développer la gamme veau et vache laitière. »
Le BTSA Technico-Commercial double compétences
« Passer du monde agricole au monde du commerce agricole »
Stéphane Bagot est responsable de la formation BTS Technico-Commercial et formateur en négociation commerciale au CFTA de Monfort-sur-Meu. Pour lui, «
cette formation en alternance de 9 mois permet au jeune de développer ses compétences commerciales en vue d’être compétitif à la fin de son année. Nous sommes plutôt satisfaits des résultats, puisque 100% des jeunes de cette année ont eu leur examen et ont trouvé un emploi. Sur les six dernières promotions, seulement deux sont sans emploi. En 2007, 80% avaient été reçus à l’examen et 100% en 2006 et 2005. »
Pendant la formation, des professionnels interviennent et les étudiants se déplacent dans les entreprises. «
Ils réalisent mieux ce qu’il s’y passe et sont moins naïfs par la suite, souligne Stéphane Bagot.
Autre particularité, pour qu’ils intègrent la notion de négociation, nous mettons en place des actions commerciales grandeur nature. Nous travaillons avec des entreprises partenaires du centre (Néolait, Sanders,...), mais aussi avec des entreprises artisanales en vins, foies gras et chocolats. Les étudiants sont rémunérés et peuvent développer leurs compétences commerciales en toute sérénité puisqu’ils n’ont pas d’objectifs, ni la crainte de ne pas être embauchés au bout. Leurs résultats ne font l’objet d’aucune sanction. Nous pourrions d’ailleurs travailler avec Le Gouessant l’année prochaine.»
Par contre, Stéphane Bagot rencontre quelques difficultés à recruter des jeunes. «
Nous sommes en concurrence avec les licences. Et le jeune qui est à la course aux études, à mon grand regret, se dirige plutôt vers la licence. C’est dommage quand on connait la qualité de ce que nous proposons. La licence est beaucoup plus théorique. Le BTS est un bon tremplin pour passer du monde agricole au monde du commerce agricole. C’est un bon compromis pour le jeune qui ne veut pas suivre de trop longues études tout en apprenant le métier de commercial. »
Cette formation concerne aussi bien l’aliment que les semences, les phytos, le matériel agricole, comme celui des salles de traite. «
Le jeune choisit en fonction de sa motivation et de l’activité dans laquelle il a envie de travailler ».
Autre point important, cette formation est ouverte autant aux femmes qu’aux hommes qui ont un BTS (ACSE, PA, Agro-Equipement, ...).
Pour en savoir plus :
http://www.mfr35.asso.fr