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Une
question qui ne date pas daujourdhui...
Lobjectif de la sécurité alimentaire est de tendre vers
le risque zéro. Ce vu pieux, qui ne sera sans doute jamais atteint, a
été formulé par Moïse en 1250 av. JC.
Ce prophète fut sans doute à lorigine de la première loi alimentaire
lorsquil demande à ses compatriotes de manger seulement les bêtes qui
ruminent, qui ont le sabot fourchu et fendu en deux ongles. Il posa également le
premier principe de précaution en interdisant de boire le sang des bêtes et de prendre
lait et viande au même repas.
La diététique apparaît avec Hippocrate. Ce médecin grec qui a vécu de 460 à 377
avant J.C. nous laissa des ouvrages traitant de la diète et des purges, des aliments et
de leurs usages chez les biens portants et les malades.
Pendant ce temps chez les Romains, on na cure des préceptes grecs.
Ce qui fit dire à Cicéron que la bouche fait plus de victimes que le glaive
et à Sénèque que les Romains mangent pour vomir et vomissent pour manger.
Dans le même esprit (autre principe de précaution), lIslam dès le VII ème
siècle interdit lalcool et le porc.
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Au
VIII ème siècle, Charlemagne interdit le foulage aux pieds de la vendange.
Saint Louis, au XIII ème siècle, relance lhygiène alimentaire en incitant au
respect des principes catholiques du jeûne.
Le XV ème siècle est riche en nouveautés : cuillères et fourchettes font leur
apparition. Lécuelle individuelle remplace lécuelle par couple.
Plus proche de nous, le XIX ème siècle verra naître la stérilisation des aliments et
la conservation par le froid. Le premier réfrigérateur individuel apparaît en 1920.
La surgélation naît en 1929.
Un demi-siècle plus tard, lapparition de nouvelles habitudes alimentaires (plats
cuisinés, sous-vides...), va imposer des règles alimentaires de plus en plus strictes.
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Parallèlement, la médiatisation
à outrance de certains faits divers alimentaires crée un climat dinsécurité et
fait naître un besoin accru de sécurité. Pourtant, jamais les contrôles nont
été aussi nombreux, les services des fraudes procèdent à plus de 300 000
vérifications annuelles sur la qualité des produits. La Direction Générale de
lalimentation et les services vétérinaires mènent de leur côté plus de 5
500 000 opérations par an. Dans le même temps, les textes sont multipliés. Au
cours des six dernières années, il a été inscrit au Journal Officiel 2 722
pages de lois et 114 mises à jour relatives à la sécurité alimentaire.
Voilà qui donne à réfléchir ! |
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