À la SCEA Ribouchon : des poulettes en volière pour répondre à la demande sociétale

#bâtiment #volaille
23 mars 2026

Pour répondre à la demande du marché, Le Gouessant accompagne ses élevages intégrés dans la production de poulettes en volière. Jean-Michel Ribouchon, éleveur dans le Morbihan, s’est lancé en 2022 et prévoit de construire un deuxième bâtiment en système volière.

Jean-Michel Ribouchon a repris l’élevage familial en 2010. Sur
ce site basé à Lanouée, dans le Morbihan, « nous produisons des poulettes depuis 43 ans ! », souligne-t-il. Jusqu’alors exclusivement producteur de poulettes cages, l’éleveur est passé au système volière en juin 2022 : « Mon matériel était vieillissant. Le Gouessant m’a proposé un nouveau contrat d’intégration en volière. » En effet, « la demande sociétale a évolué. Aujourd’hui, les œufs qui se vendent le mieux sont les codes 1 (élevage plein
air) ou 2 (élevage au sol). Pour répondre aux besoins grandissants du marché, les organisations de producteurs élèvent donc davantage de pondeuses volières. En conséquence, nous devons mettre en place davantage de poussinières volières », éclaire Françoise Le Gall, technicienne poulette-pondeuse chez Le Gouessant. En effet, une poule élevée en volière doit avoir grandi en poussinière volière pour apprendre progressivement à bien monter et descendre dans la structure et à investir les perchoirs. Ces qualités sont très recherchées par les éleveurs de pondeuses.

50 000 poulettes dans trois modules

Pour choisir sa volière, Jean-Michel Ribouchon a visité des installations de différentes marques : « J’ai choisi un modèle pouvant accueillir un grand nombre de poulettes
au m2. J’élève 50 000 poulettes réparties dans trois modules. » Actuellement, l’éleveur produit deux souches, essentiellement des rousses, pour deux clients différents. « Nos clients apprécient de recevoir des lots de pondeuses provenant d’un même élevage », affirme Françoise Le Gall. « La volière de Jean-Michel est unique chez Le Gouessant : c’est une volière VALLI type cages ouvertes. Il existe d’autres volières moins faciles à gérer, avec par exemple du paillage au sol », précise la technicienne. Cette volière a aussi permis de valoriser le convoyeur et le séchoir à fientes déjà existants dans le bâtiment. L’éleveur apprécie l’ergonomie du système : « Le démarrage est à hauteur d’Homme, ce qui est un atout pour la surveillance. En cage, où les poulettes sont disposées sur plusieurs niveaux, cette tâche prend plus de temps. »

Un programme lumineux adapté

En termes de conduite, il s’est adapté : « Le métier reste le même, mais le programme lumineux est un peu plus complexe. Pour leur apprendre à remonter toutes seules dans la volière, nous éteignons progressivement du bas vers le haut. » Quand les poulettes atteignent 60 jours, Jean- Michel Ribouchon et son salarié ouvrent les modules sans mélanger les souches. « Au début, il faut surveiller qu’elles ne se regroupent pas dans les extrémités, où elles risquent d’étouffer. La première semaine, il faut en aider quelques-unes à remonter dans la structure. Mais ces comportements dépendent des souches », observe-t-il. L’éleveur a choisi de disposer un peu de litière au sol au moment de la sortie. Après avoir testé plusieurs matériaux, il prévoit de tenter le bouchon de paille : « C’est chauffé à la fabrication, ce qui réduit les risques de salmonelle. » Enfin, le système nécessite un curage des couloirs avant le départ des poules âgées de 17 ou 18 semaines.

Accompagnement pour une nouvelle volière fin 2026

Le suivi technique par la Coopérative reste le même que pour tout élevage de volailles. « Nous vérifions la qualité des poussins au démarrage, assurons avec l’éleveur la meilleure croissance des poulettes, conseillons sur le programme lumineux… », rappelle Françoise Le Gall. Convaincu par son modèle de volière, Jean-Michel Ribouchon a lancé un nouveau projet de bâtiment pour une mise en production en décembre 2026. La future volière sera dotée de quatre modules moins longs qui contiendront 12 700 poulettes chacun. Le Gouessant l’accompagne avec un prêt à taux zéro sur 10 % du montant de l’investissement pendant 12 ans. Il bénéficie également d’une aide spécifique pendant 7 ans, avec un complément de rémunération de 10 € aux 100 poulettes. Enfin, comme tous les éleveurs de poulettes de la Coopérative, Jean-Michel Ribouchon va bénéficier des revalorisations de contrats et aides validées par le conseil d’administration du 27 janvier 2026.