Au GAEC Les Vaux Roussins : agrandissement et traite robotisée en vue d’une installation

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07 avril 2026

Pour installer leur fils, les associés du GAEC Les Vaux Roussins (22) ont agrandi le bâtiment d’élevage afin d’accueillir un second troupeau de laitières. Ils ont aussi modernisé l’élevage, notamment en passant à la traite robotisée.

Afin d’installer leur fils Sébastien sur la ferme familiale, Sylvain et Gwénola Poisson ont acquis un second élevage laitier en 2024. Situé à 1 km du GAEC des Vaux Roussins, ce site compte alors une cinquantaine de vaches laitières qu’il faut continuer de traire sur place, le temps de regrouper les deux troupeaux sur l’exploitation principale. Pour ce faire, il est nécessaire d’agrandir le bâtiment d’élevage pour passer de 75 à 110 logettes environ. « Dans sa conception, c’est un projet qui a consisté à rallonger le bâtiment existant, tout en conservant le mode de logement d’origine (système logettes paillées) et en s’assurant que l’extension respectait les principes de base d’une bonne ventilation. Quant à la partie traite, la plus technique, elle a été travaillée de concert avec Jean-François Urvoy des Ets Meheust de Lamballe », décrit Jean-Charles Coupé, technicien Bâtiment chez Le Gouessant. Les éleveurs en profitent pour moderniser l’élevage en remplaçant la traite manuelle par deux robots de traite, en fonctionnement depuis fin janvier 2026. Objectifs : gagner du temps, de la souplesse face au manque de main-d’œuvre, du confort de travail et des performances laitières ! « Nous avons aussi un robot pousse-fourrage et deux robots racleurs », apprécie Gwénola. Les vaches ne sont pas oubliées : « Nous avons installé des matelas dans les logettes, que nous continuons de pailler pour plus de confort. Elles passeront plus de temps qu’avant en bâtiment, même si nous prévoyons de les sortir six mois par an », souligne Sébastien.

Un accompagnement pour faciliter le projet

Les trois associés se sont appuyés sur Jean-Charles pour les démarches de plans et permis de construire. En outre, il les a aidés à identifier leurs besoins. « Comme il a l’habitude, il nous a donné des idées d’aménagement », précise Gwénola. Après avoir réalisé les plans du bâtiment initial, le technicien a sollicité des entreprises fiables pour chaque corps de métier : « En joignant ces plans aux appels d’offres, nous gagnons du temps lors des échanges. » Les réunions de démarrage de chantier ont permis de faire circuler les informations entre les intervenants et d’éviter les erreurs. « Par exemple, tout le monde n’était pas d’accord sur le plan des sols, donc on a pu réfléchir ensemble », illustre Sébastien. Le technicien a aussi rappelé aux éleveurs leurs responsabilités et obligations : assurances, coordinateur SPS (sécurité et protection de la santé)… Il leur a également parlé du dispositif régional Agri Invest : « Chez Le Gouessant, Sarah Bourseguin est totalement dédiée à cette mission. » Le dossier des éleveurs est toujours en cours de traitement. Ce qui est sûr, c’est que « l’accompagnement de Jean-Charles nous a évité une complexité administrative difficile à gérer seuls », conclut Sylvain.