Au Moulin de Ty-Bisson, le temps prend son envol

#nutrition #picorette
18 juin 2019
Crédit photo : Marc Chapelat

Chacun a son jardin secret. Celui de Loïc Rohan est peuplé d’oiseaux de rêve et, au milieu, coule une rivière. Rencontre avec un éleveur amateur passionné, propriétaire d’un parc ornithologique privé, niché à Hanvec dans le Finistère.

C’est un trou de verdure où chante une rivière accrochant follement aux herbes des haillons d’argent… » Ces vers d’Arthur Rimbaud semblent avoir été écrits au Moulin de Ty-Bisson, où la rivière rieuse serpente dans un vallon verdoyant. Il y a là l’ancien bief du meunier, un petit pont de bois suspendu entre le ciel et l’eau, des acers colorés, des azalées japonaises, des rhododendrons d’un bleu magnétique, des bambous géants… Et, partout, des oiseaux exotiques aux couleurs de paradis. Est-on en Bretagne ? En Asie ? En Sibérie ? Le dépaysement est total, l’enchantement complet.

Des oiseaux venus du froid

De ses lointains voyages autour du globe, Loïc Rohan est revenu avec un goût immodéré pour les oiseaux, en particulier pour les canards de mer venus du froid. « Cela fait 30 ans que j’élève des Eiders à lunettes, des Garrots arlequin, des Macreuses, des Harles… Je ne me lasse pas d’admirer ces merveilles de la nature. » confie-t-il.

Parmi les 150 pensionnaires du parc, il y aussi des limicoles, des ibis blancs et rouges, des flamants roses et des insectivores. Tout ce petit monde caqueteur
est nourri, depuis début 2018, avec des aliments Picorette pour oiseaux aquatiques. Loïc, qui a contribué à leur mise au point en phase d’essais, n’est pas peu fier ! « Pour moi, dit-il avec brin de chauvinisme, les aliments Picorette sont d’excellente qualité parce qu’ils sont Français ! Jusque là, les éleveurs d’oiseaux amateurs et les parcs zoologiques devaient s’approvisionner en Angleterre, Belgique ou Allemagne. »

Crédit photo : Marc Chapelat

L’aventure Picorette

Les aliments Picorette floatting sont obtenus par la technique d’extrusion. Loïc l’a découverte à la faveur d’une prestation en mécanique réalisée à l’usine poissons de Saint-Aaron. Il est en effet, dans le civil, responsable d’agence pour une filiale d’Engie. « J’ai dit à Stéphane Robin et à Hervé Arondel : c’est exactement ce type d’aliments qu’il nous faut pour nos oiseaux ! » La formulation, l’usine, les services volailles et l’équipe commerciale Picorette ont relevé le défi en quelques mois. « Cocorico ! Le Gouessant a fabriqué les premiers aliments français pour oiseaux aquatiques. Je remercie la direction et les équipes d’avoir cru en notre projet. »

L’aventure est d’autant plus belle que les oiseaux se portent comme des charmes. « En canards de mer, la reproduction 2018 a été totale. Je n’avais jamais vu ça ! » Un flamant mâle est aussi né l’an dernier, pour la première fois, au Moulin de Ty-Bisson : « en captivité, c’est relativement rare pour être souligné. Notre petit protégé a bien grandi puisqu’il dépasse déjà d’une bonne tête la taille des femelles adultes » commente Loïc.

2019 se présente sous les meilleurs auspices. Loïc et son épouse Marie-Noëlle ont eu le bonheur de trouver un nouvel oeuf de flamant rose, le 25 avril dernier, dans la grande volière. Il a illico rejoint l’incubateur. Tous deux espèrent bien
transformer l’essai pour regarder éclore, une nouvelle fois, le miracle de la vie. « Quoi de plus attachant que ces petites boules de plumes ? »