Aunéor : le suivi technico-économique nous rassure sur la faisabilité de notre projet

#ruminant
24 avril 2026

Depuis plus de deux ans, Annie, Anne-Marie et Thomas Rouxel s’appuient sur le logiciel Aunéor pour avoir des indicateurs économiques qui les aident à valider leurs choix techniques. Grâce à ce suivi, ils ont pu valider la pertinence d’un investissement dans deux robots de traite.

« Nous prenons le temps de faire des visites, de réfléchir au plan d’aménagement mais notre décision est prise. Bientôt, nous passerons en traite robotisée », dévoilent Annie, Anne-Marie et Thomas Rouxel. Les trois éleveurs de Saint-Gouéno (22) ont fait ce choix pour gagner en flexibilité dans leur organisation et anticiper le départ en retraite d’Annie en 2028. Si les éleveurs sont aussi confiants dans leur choix, c’est parce qu’ils savent qu’au niveau économique, leur projet tient la route. Depuis septembre 2022, épaulés de leur référente technique, Yolande Meignan, ils utilisent le logiciel Aunéor pour suivre leurs résultats technico-économiques. Aunéor leur fournit des indicateurs qui permettent de suivre la rentabilité de l’atelier lait au quotidien et, à plus long terme, d’évaluer la faisabilité d’un investissement dans deux robots de traite. « Avec Aunéor, il est possible d’évaluer la rentabilité d’un atelier et l’impact d’un investissement sur la trésorerie, détaille Muriel Johan, responsable conseil et développement numérique Ruminant pour Le Gouessant. À partir des devis, on peut estimer le besoin de marge supplémentaire pour faire face à un investissement et vérifier si cet objectif est techniquement réalisable ».

De gauche à droite, Yolande Meignan référente technique Le Gouessant, Thomas et Anne-Marie Rouxel, éleveurs au Gaec de Clôtures à Saint-Gouéno (22).

Conforter l’augmentation de production

Les associés misent aussi sur la traite robotisée pour continuer la progression de lait par vache et ainsi, renforcer la rentabilité de leur exploitation. Depuis l’installation de Thomas en 2017 le Gaec est passé de 800 000 litres produits à 1,3 million. L’installation d’Anne-Marie en avril 2025 est venue confirmer cette dynamique, avec la reprise de 33 hectares « qui faciliteront la rotation et permettront de gagner en autonomie fourragère pour le troupeau », anticipe la jeune femme. Cette augmentation du litrage a été construite avec une contrainte forte : le nombre de places en bâtiment. « La stabulation compte 99 logettes et 94 places au cornadis. Il n’était pas envisageable de l’agrandir, retrace Thomas Rouxel. L’augmentation du litrage ne pouvait se faire en augmentant le nombre de vaches. Nous avons donc axé nos efforts sur l’amélioration des performances individuelles de chaque vache ». Un choix payant, car le lait produit 7 % par vache et la production de lait par vache et par jour est passée de 33,1 litres en 2023 à 39,8 litres lors des premiers mois de l’année 2025.

Valider l’intérêt économique des choix techniques

Pour atteindre une telle progression, les éleveurs ont actionné différents leviers. Leur réflexion s’est basée sur trois indicateurs clés de la productivité : la production de lait par vache, le nombre moyen de jours en lactation et le niveau de production des primipares. Afin d’augmenter la production par vache, ils ont optimisé la ration alimentaire et investi dans une mélangeuse, améliorant l’homogénéité de la ration. Celle-ci est désormais distribuée le soir et repoussée plusieurs fois dans la journée, pour s’assurer que les vaches aient toujours de la ration disponible. Les trois associés utilisent désormais des conservateurs dans les fourrages et disposent de plus de trois mois de stock de report. Ils ont aussi amélioré les transitions alimentaires et révisé la préparation du vêlage. Le nombre moyen de jours en lactation est passé de 181 à 154 en deux ans, grâce à une attention accrue portée aux différents paramètres de reproduction. Le dernier point, en cours de travail, concerne le niveau des premières lactations. Critère pour lequel les associés voudraient arriver à une production plus élevée et plus homogène. Ils ont donc décidé d’augmenter le poids des génisses à 6 mois, par un plan lacté boosté et la distribution d’un aliment à volonté. Avec l’aide des indicateurs édités chaque mois par Aunéor, les trois associés s’assurent de la rentabilité de leur stratégie. « Grâce au logiciel, dès qu’on modifie un paramètre technique, on voit rapidement l’impact sur les résultats économiques, comme la MCA, partage Yolande Meignan. C’est beaucoup plus réactif que le bilan comptable et cela permet de voir rapidement l’intérêt des différentes pistes envisagées ». « Avec des chiffres, c’est plus facile de savoir où on en est, confirment Anne-Marie et Thomas Rouxel. Avec Aunéor, on a le résultat de MCA mois par mois. C’est motivant de voir les résultats qui progressent ». Grâce à une MCA qui est passée de 8,93 €/VL/jour sur l’exercice 2022 / 2023 à 10,88 sur la période octobre 2024 – janvier 2025, les trois associés ont la preuve que leurs choix techniques portent leurs fruits.