Intégrer la dimension environnementale dans nos actions

Le Groupe est activement engagé dans la bio-économie du territoire. Notre « Coopérative par nature » est en recherche permanente de valorisation des productions de ses adhérents en alimentation animale ou humaine. Nous agissons également sur l’ensemble de notre chaîne de valeur, de la ferme au produit fini pour réduire nos émissions de CO2 et anticiper les effets du dérèglement climatique sur nos activités.

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Réduction des impacts directs

Les adhérents et salariés travaillent au contact du vivant. Ils sont, de fait, dépendants de la nature et de sa diversité qu’ils se doivent de préserver. Cet engagement se traduit par les initiatives suivantes :

Les déchets générés par les activités du Groupe sont en grande majorité des bio-déchets : de l’aliment (déchets de production…), des déchets de pommes de terre (épluchures, tri…), des déchets des silos et de collecte (poussières ou mélanges de céréales…).
Ceux-ci sont orientés :
• Vers les filières de compostage (1 289 tonnes en 2019) permettant leur réutilisation comme fumure des cultures. Un cercle vertueux entre notre production et celles de nos adhérents est ainsi mis en place.
• Vers des structures de méthanisation (générant de la fumure et de l’énergie renouvelable) : reprises d’aliments, déchets des collectes (bio et conventionnelle) et déchets des unités « légumes ». 4 457 tonnes de déchets ont ainsi alimenté les stations de méthanisation en 2019.

Le Groupe a deux types d’activités industrielles :
• L’activité nutrition animale, axée plutôt sur le broyage des matières premières, dont les céréales, est peu consommatrice d’eau.
• L’activité « légumes » du Pôle Alimentaire, plus gourmande en eau, utilise la ressource pour le lavage des légumes récoltés et pour l’unité de transformation de légumes (découpe, cuisson, lavage des installations…). En 2019, nous avons rejoint un groupe de travail ABEA (Association Bretonne des Entreprises Agroalimentaires) afin d’étudier les possibilités de réutiliser l’eau issue notamment du lavage de la pomme de terre. Ce travail de longue haleine nécessite de faire évoluer la règlementation pour autoriser l’usage de cette ressource précieuse.

La biodiversité positive (qui concilie biosécurité industrielle et richesse de l’écosystème) est aussi de mise sur les sites du Groupe Le Gouessant. Plusieurs actions ont été menées depuis 2018 :
• Enquête sur la biodiversité du site industriel de Saint-Aaron (avec recensement des espèces végétales et animales présentes dans les landes industrielles et les lagunes)
• Installation de nichoirs à rapaces près des usines d’aliments et silos de Saint-Aaron et Lamballe afin de lutter contre les nuisibles présents sur les sites (rongeurs, pigeons, goélands)
• Continuation du partage d’expérience de vie des salariés aux travers de nos journaux internes
• À travers notre réseau des Fermes 4 soleils, nous déployons avec nos adhérents des actions de zones végétales brutes qui permettent à la biodiversité de se redéployer

Éco conception des produits

En 2019, le Groupe a poursuivi sa démarche d’éco conception sur les produits aquacoles via l’utilisation de matières premières durables et l’analyse du cycle de vie des couples aliment/élevage. L’objectif de ces plans de progrès est de diminuer l’empreinte environnementale des produits sans nuire à la qualité et à la rentabilité économique.

L’aquaculture absorbe aujourd’hui 68 % des farines de poisson utilisées en nutrition animale. Les espèces qui consomment le plus de farine et d’huile de poisson sont les crevettes, les salmonidés et les espèces marines piscivores (carnassières).
Notre politique durable pour les matières premières aquacoles s’articule autour de 3 axes :
• Réduire les farines et huiles de poisson dans l’aliment aquacole avec une orientation matières premières durable
• Favoriser l’approvisionnement local et l’économie circulaire. Pour les huiles et farines de poisson durables, trois partenariats forts sont mis en place sur le territoire
• Investir dans la R&D pour réduire la part des produits marins d’origine animale dans l’alimentation aquacole au profit des farines d’insectes ou huiles d’algue. Le Gouessant est porteur du projet NINAqua, aux côtés de quatre partenaires industriels et neuf partenaires de recherche, dont l’INRAE et L’IFREMER.

Le Gouessant s’engage avec la filière aquacole, de l’amont à l’aval, pour le suivi de la mesure de l’impact environnemental de la filière saumon.
Nous faisons notamment partie de la commission « Durabilité » du CIPA qui regroupe les principales enseignes de distribution, les transformateurs, les éleveurs, une association de consommateurs et une ONG (WWF). La commission étudie des comparatifs zootechniques (croissance, efficacité alimentaire, bilan environnemental), des comparatifs organoleptiques et d’autres études (acceptabilité sociétale, études bibliographiques, etc.) avant de prendre une décision. Les alternatives étudiées au sein de cette commission pour réduire le taux de matières premières marines dans l’aliment sont notamment :
• La validation de l’utilisation des protéines d’insectes à la place des protéines de poisson
• La validation de l’utilisation des micro-algues riches en oméga 3 à la place des huiles de poisson